Nous avons remarqué que George Dandin & l’Amphitrion, représentées à la Cour dans les jours brillans du règne de Madame de Montespan, étoient les apologies de l’adultère, & le faisoient passer pour un jeu dont il ne faut pas s’embarrasser, dont on doit même se faire honneur quand le Souverain des Dieux daigne être le rival.
On donne au-delà du Rhin des embellissemens à la scène, qu’on ne connoît pas à Paris ; c’est un théatre, ou plûtôt une place immense, où l’on fait rouler les carrosses des Dieux & des Héros, & les charrettes du peuple, où l’on tient des foires, où un régiment de Cavalerie fait des évolutions sur de vrais chevaux, non sur des haquenées de carton, &c.
La jeune Prêtresse médite, & commente amoureusement ce qu’elle voit, & ne pense guère aux hymnes qu’elle chante à l’honneur des Dieux.
Par une sage prévoyance Les équitables Dieux ont borné vos pouvoirs.
On n’y voit que la Morale des Païens, et l’on n’y entend que le nom des faux Dieux.
« Muses, Grâces, Amours, dont elle fut l’image, O mes Dieux et les siens !
L'orgueil, l'estime de soi-même, la comparaison avec ce qu'il y a de plus élevé, les Rois même et les Dieux, font presque tout le sublime des tragiques.
Les Païens n'en disaient pas autant de leurs Dieux et de leurs Déesses.
C’est la différence de religion qui ne doit pas être un obstacle au mariage : « l’amour ne connaît ni les dieux, ni les rangs.