/ 607
145. (1782) Le Pour et Contre des Spectacles « Seconde lettre contre les spectacles. » pp. 60-145

Faisons encore ici parler J. […] Quel mal après tout, y a-t-il de leur parler, & d’aller chez elles ? […] Il ne s’en confesse plus, & le Confesseur ne lui en parle plus. […] Le Confesseur ne lui en parle plus. […] Qu’on se souvienne, que c’est un fameux Comédien qui parle.

146. (1733) Dictionnaire des cas de conscience « Comédie. » pp. 765766-806

Comme il est parlé dans le Cas qui suit d’un Arrêt du Parlement de Paris du 9.  […] Il faut supposer que Tertullien ne parle pas toujours des spectacles par rapport à l’idolâtrie, comme il paraît par ces paroles du chap. 14. […] Salvien au livre 6. de la Providence, parle amplement contre les spectacles et les Comédies. […] Pour cela il apporte l’exemple d’un Comédien ou d’un joueur de flûte dont il est parlé dans la vie de Saint Paphnuce qui devint Saint. […] L’on ne croit pas aussi que les Auteurs dont on a parlé dans l’objection, demeurassent d’accord de cette conséquence.

147. (1694) Lettre à l’abbé Menard « Lettre LIII. De remercîment à M. l’Abbé Menard. Il y est parlé de quelques Ouvrages dont ont porte le jugement. » pp. 62-63

Il y est parlé de quelques Ouvrages dont ont porte le jugement. […] Le manifeste du Prince d’Orange est assez bien écrit : il y a des endroits qui sont assez spécieux, d’autres faibles, et quelques-uns qui ne conviennent pas à la personne qui parle.

148. (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — I.  » pp. 455-456

On ne parle pas seulement des dérèglements grossiers, et de la manière dissolue dont les femmes y paraissent, parce que ceux qui justifient la Comédie en séparent toujours ces sortes de désordres par l'imagination, quoiqu'on ne les en sépare jamais effectivement. On ne parle que de ce qui en est entièrement inséparable.

149. (1675) Traité de la comédie « II.  » pp. 275-276

On ne parle pas seulement des dérèglements grossiers, et de la manière dissolue dont les femmes paraissent sur le théâtre, parce que les défenseurs de la Comédie en séparent toujours ces sortes de désordres par l'imagination, quoiqu'on ne les en sépare jamais effectivement. On ne parle que de ce qui en est entièrement inséparable.

150. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre II. Le métier de comédien est mauvais par lui-même, et rend infâmes ceux qui l’exercent. » pp. 15-28

La différence est grande : quand l’orateur se montre, c’est pour parler et non pour se donner en spectacle. Il ne représente que lui-même ; il ne fait que son propre rôle ; il ne parle qu’en son propre nom ; il ne dit et il ne doit dire que ce qu’il pense. […] Je plains beaucoup les auteurs de tant de tragédies pleines d’horreurs, lesquels passent leur vie à faire agir et parler des gens qu’on ne peut écouter ni voir sans souffrir. […] L’a-t-elle tenue nuit et jour, pour ainsi parler, sous ses ailes avec tant de soin pour la livrer au public, et en faire un écueil de la jeunesse ? […] quand ce ne serait que par tant de regards qu’elles attirent, et par tous ceux qu’elles jettent, elles que leur sexe avait consacrées à la modestie, dont l’infirmité naturelle demandait la sûre retraite d’une maison bien réglée : et voilà qu’elles s’étalent elles-mêmes en plein théâtre avec tout l’attirail de la volupté, comme ces sirènes dont parle Isaïe, qui font leur demeure dans le temple de la volupté ; dont les regards sont mortels, et qui reçoivent de tous côtés, par les applaudissements qu’on leur renvoie, le poison qu’elles répandent par leur chant. » Elles s’immolent à l’incontinence publique d’une manière plus dangereuse qu’on ne ferait dans les lieux qu’on n’ose nommer.

151. (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — Lettre premiere. » pp. 2-17

Quel moment favorable la grace a-t-elle pû trouver pour parler à votre cœur ? […] Les Casuistes ne sont point rares dans la capitale du Royaume ; il falloit interroger la Sorbonne : le Prélat, les Pasteurs vous auroient répondu volontiers ; mais vous vouliez être autorisée, & désesperant d’en tirer un avis favorable, vous avez imité les Rois d’Israël, qui consultoient les faux Prophétes : semblable à ces enfans du mensonge dont parle Isaie, qui disoient aux Prophétes : Ne nous annoncez aucune vérité fâcheuse, ce sont des oracles conformes à nos inclinations, que nous attendons de vous ; n’importe pas que ce soit des erreurs, pourvû qu’elles nous plaisent1. […] ) Si vous vous êtes jusqu’à présent adressée aux Ministres de l’Eglise, parlez à la Loi & à ses Ministres, (pag. 32,) c’est-à-dire : Vous devez m’interroger : je suis l’organe de la Loi que je veux soutenir contre une autorité étrangere. […] A la vérité, ce Souverain Pontife a dit qu’il les recevoit avec autant de soumission que les Livres Evangeliques : sa proposition n’est point exclusive, comme l’Auteur en question voudroit le supposer ; il n’y avoit eu pour lors aucun autre Concile Œcuménique après ceux-ci, que le Concile dont nous avons parlé ci-devant, qui se tint en 553, c’est-à-dire, trente-sept ans avant le Pontificat de Saint Gregoire.

152. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « [Introduction] » pp. 1-9

Ainsi parlait l’Empereur Julien dans l’éloge de la ville d’Antioche : on y voit tant d’Acteurs, danseurs, sauteurs, joueurs d’instruments, qu’il y a plus de Comédiens que de citoyens : « Plures sunt Histriones quam cives. » (Misopogon. pag. 342.) […] C’est une espèce de zone torride, dont les habitants, toujours brûlés par le feu de la passion et de l’enthousiasme, ne parlent qu’avec transport des productions de leur climat, à moins qu’ils ne se déclarent avec la même vivacité contre quelque fruit amer à leur jalousie. […] On dira peut-être encore que je parle du théâtre sans connaissance, puisque je ne l’ai jamais fréquenté. […] Nous nous proposons de parler des professions et des états différents des hommes, et d’examiner sur chacun si le théâtre lui convient.

/ 607