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75. (1675) Traité de la comédie « IV.  » p. 278

Il est inutile de dire, pour justifier les Comédies et les Romans, qu'on n'y représente que des passions légitimes et qui ont pour fin le mariage; car encore que le mariage fasse un bon usage de la concupiscence, elle est néanmoins en soi toujours mauvaise et déréglée ; et il n'est pas permis de l'exciter, ni dans soi-même, ni dans les autres.

76. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre VII. De la Vraisemblance. » pp. 277-286

La vraisemblance est le vernis des Poèmes Dramatiques, elle les fait briller, elle attire sur eux tous les regards ; pour parler sans figures, c’est elle seule qui nous attache, & qui nous fait suivre avec plaisir une action Théâtrale, depuis son commencement jusqu’à sa fin. […] Il est inutile d’en dire davantage ; en continuant d’éxaminer cette Pièce si bisare, je craindrais à la fin de perdre le sang froid, la gravité nécessaire à l’Auteur d’un Ouvrage, tel que celui que j’offre au public.

77. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre VIII. Réfléxions sur le plaisir qu’on ressent à la représentation d’un Poème comique, & sur la douleur qui déchire l’ame des Spectateurs d’un Drame sérieux. » pp. 113-123

A fin de terminer ce cinquième Livre par quelque chose d’utile, je vais hazarder des réfléxions sur les divers sentimens qu’éprouvent les Spectateurs d’un Poème dramatique ; je vais tâcher de découvrir les causes de l’intérêt qu’ils prennent aux aventures fabuleuses représentées sur la Scène, & au plaisir qu’ils ressentent à une Tragédie, quoiqu’elle les pénètre de la plus vive douleur, & qu’elle leur fasse souvent répandue des larmes. […] Les bons mots, les plaisanteries d’un Poème enjoué, dissipent la mélancolie, & font souvent sourire l’homme le plus grave, parce qu’assaisonnés du sel de la fine Satire, ils réveillent en nous la malignité, qui les saisit toujours avidement.

78. (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. —  De la suprématie de la puissance séculière sur la puissance ecclésiastique ; des erreurs et des crimes du clergé et des anathèmes fulminés par les conciles contre les prêtres et les séculiers qui attentent à l’autorité et à la vie des souverains. » pp. 331-345

[NDE] Cette page est numérotée 331 au lieu de 361, et cette nouvelle numérotation est suivie jusqu’à la fin du texte. Pour éviter toute confusion, les numéros de pages jusqu’à la fin sont suivis d’un astérisque.

79. (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE IV. La Tragédie est-elle utile ? Platon condamne toute Poesie qui excite les Passions. » pp. 63-130

La Tragédie étant destinée à être la peinture des Passions les plus violentes, doit nous entretenir toujours dans l’émotion & nous remplir de tristesse jusqu’à la fin. […] Mais la Piéce quoique dans le second rang est parfaite, puisque les Passions essentielles à la Tragédie sont la Crainte & la Pitié, qu’elle excite jusqu’à la fin. […] La Tragédie, dont la fin est d’exciter deux Passions qui peuvent rendre les hommes meilleurs, ne devient dangereuse que par la faute des Poëtes, & la nature des Représentations. […] Depuis le commencement de l’Iliade jusqu’à la fin, l’instruction qu’Homere veut donner n’est pas obscure. […] Je repete à la fin de cet Article ce que j’ai dit au commencement.

80. (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XXXV.  » p. 495

FIN.

81. (1742) VIII. Conférence. De la Comédie, contraire aux promesses du Batême [Conférences théologiques et morales, IV] « X. Conference sur les sacremens. » pp. 223-247

Saint Augustin au commencement du V. siécle, ne s’en est pas expliqué avec moins de zèle & de force, au livre I. de la Cité de Ludi scenici, spectacula turpitudinum & licentia vanitatum, … astutia nefandorum spirituum prævidens illam pestilentiam (idololatriæ) jam fine debito cessaturam, … aliam longe graviorem, … non corporibus, sed moribus curavit immittere. […] Et le Pape Innocent III, écrivant à un Evêque de Poitiers sur la fin du XII. siécle, ou au commencement du XIII. lui dit : Quæ canonicis obviat institutis, nullius debet esse momenti. […] Mais ces portraits, pour être trop ingénieux, n’en sont que plus condamnables : la fin qu’on s’y propose, les intrigues qu’on y représente ordinairement entremêlées d’amourettes, loin d’inspirer de l’horreur du vice, le fomentent & le rendent plus aimable. […] Le sixiéme Concile général qui est le troisième de Constantinople, sous le Pape Agathon à la fin du septiéme siécle, Omnino prohibet hæc sancta & universa synodus, eos qui dicuntur mimi, & eorum spectacula,… atque in scena saltationes fieri. […] Ludi scenici, spectacula turpitudinum & licentia vanitatum, … astutia nefandorum spirituum prævidens illam pestilentiam (idololatriæ) jam fine debito cessaturam, … aliam longe graviorem, … non corporibus, sed moribus curavit immittere.

82. (1668) Idée des spectacles anciens et nouveaux « Av Roy. » pp. -

Voicy les plus illustres & les plus fins, qui nous restent de la magnificence & de là delicatesse Romaine : & dont les Images puissent fournir quelque Idée d’un divertissement digne de V.

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