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141. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — SIXIEME PARTIE. — Comédies à rejeter. » pp. 313-318

L’ECOLE DES MARIS, Autant cette Pièce est admirable par le génie de Molière son Auteur, autant je la trouve de mauvais exemple et pernicieuse pour les mœurs. […] Quand la critique ne roule que sur l’art ou sur l’esprit d’un Auteur, il est juste de la modifier ; mais quand elle regarde les mœurs, je crois qu’on ne saurait trop tôt se taire ; j’ai loué Molière autrefois en parlant de cette Pièce16, et je conviens qu’il mérite toute sorte de louange par rapport au génie et à l’art qu’il y a mis ; mais pour ce qui regarde les mœurs, loin de l’approuver je suis au contraire persuadé que ses plus grands partisans (parmi lesquels j’ose me compter, d’autant plus que je l’ai étudié à fond) je suis persuadé, dis-je, que ses plus grands partisans pensent comme moi de l’Ecole des Maris, et la banniraient, comme je fais, du Théâtre de la réforme. […] Je crois l’avoir déja remarqué, toutes les fois que Molière a été inventeur ses Pièces ont été correctes, mais quand il a voulu copier, il s’est trop assujetti à ses modèles : Qu’il me soit permis d’ajouter que si Boccace en ce cas mérite d’être blâmé, Molière n’en est pas plus excusable d’avoir tiré de cet Auteur Italien le sujet d’une Comédie si scandaleuse.

142. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [R] » pp. 447-466

Moliére, Auteur immortel, & très bon Acteur. […] Montfleury, Auteur de la Mort d’Asdrubal, florissait en 1673. […] Brécourt, Acteur Comique, Auteur de 7 Comédies-Farces. […] Quinaut l’aîné : excellent Acteur, Auteur des Amours des Déesses, Opéra. […] Auteur des Fausses-Apparences, petite Comédie.

143. (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE III. Des Comédies de ce temps, si elles sont moins mauvaises et moins condamnables que celles du temps passé. » pp. 55-81

Mais développons davantage cette matière, et suivons pied à pied l’Auteur de la lettre. […] Paroles de l’Auteur de la lettre. […] Paroles de l’Auteur. […] Examen de ces paroles de l’Auteur de la Lettre. […] Paroles de l’Auteur.

144. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre III. De la Fable Tragique. » pp. 39-63

Nous ne répéterons point ici ce que tant d’Auteurs ont écrit sur les sujets propres à la Tragédie, sur ceux que le Poéte invente, & sur ceux qu’il tire de la Fable où de l’Histoire, sur les changemens qu’il peut faire aux uns & aux autres, soit en retranchant des événemens, soit en y en ajoutant. […] Les Comédiens accoûtumés à donner des loix aux auteurs, font plus : ils en prescrivent à l’art lui-même. […] Si l’Auteur a bien fait son précis dans une ou deux Scènes, s’il lui est presque impossible de lier le premier Acte au second, sans un commencement de nœud, tant pis pour lui. […] Il faut les suivre, & le peu d’égard que quelques Auteurs y ont eu, a fourni à ces nouveaux maîtres une raison de plus pour refuser leurs Pieces. […] Le Peuple qui, dans le récit de ses malheurs, n’oublie jamais les auteurs vrais ou faux, qu’il en soupconne, avoit-il gardé le silence exprès ?

145. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome II « De l’Art du Théâtre. — Chapitre II. De l’Opéra-Sérieux. » pp. 184-251

Ils en durent la connaissance aux Egiptiens, ainsi que celle de bien des Arts qu’ils ôsèrent s’approprier, & que les Auteurs leur ont trop légérement accordée. […] Les Italiens n’en sont pas moins estimables ; ils peuvent toujours passer pour les prémiers Auteurs des représentations en musique parmi les Peuples modernes. […] On est encore à chercher l’Auteur qui se distingue autant que lui dans le lyrique. […] Ils sont fondés tous ensemble sur les mêmes principes qui dirigent les Auteurs des divers Spectacles. […] Je demande si toutes ces difficultés, ces traverses, ces dégoûts, ont engagé beaucoup d’Auteurs à travailler pour le grand-Opéra ?

146. (1665) Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre « Observations sur une comédie de Molière intitulée Le Festin de Pierre » pp. 1-48

[NDE] Par ce terme, l’auteur désigne le premier Placet au roi sur le Tartuffe. […] Cet adversaire est Pierre Roullé, curé de Saint-Barthélémy, auteur du pamphlet anonyme, Le Roy glorieux au monde. […] [NDE] Par ce terme, l’auteur désigne le premier Placet au roi sur le Tartuffe. […] Cet adversaire est Pierre Roullé, curé de Saint-Barthélémy, auteur du pamphlet anonyme, Le Roy glorieux au monde. […] L’auteur peut conclure un peu rapidement, de leur piété, qui est notoire, à leur désapprobation.

147. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XXX. Profanation du dimanche : étrange explication du précepte de la sanctification des fêtes. » pp. 109-116

Pour ce qui regarde les dimanches, notre auteur commence par cette remarque : « Que les saints jours nous sont donnés non seulement pour les sanctifier, et pour vaquer plus qu’aux autres au service de Dieu, mais encore pour prendre du repos à l’exemple de Dieu même »Page 55. [« Lettre d’un théologien », page 55]. […] J’aurais tort de m’arrêter davantage à réfuter un auteur qui n’entend pas ce qu’il lit : mais il faut d’autant moins souffrir ses profanations sur l’écriture et sur le repos de Dieu, qu’elles tendent à renverser le précepte de la sanctification du Sabbat. […] Mais laissons les raisonnements aussi faibles que profanes de cet auteur : quiconque voudra défendre les comédies du dimanche par ses raisonnements ou par d’autres, quels qu’ils soient, qu’il nous dise quel privilège a le métier de la comédie par-dessus les autres, pour avoir droit d’occuper le jour du Seigneur, ou de s’en approprier une partie ? […] Après cela, je ne daignerais répondre à la vaine excuse qu’on fournit à la comédie dans les jours de fête, sous prétexte qu’elle ne commence qu’après l’office, et comme dit notre auteur, Pag. 53. 56. [« Lettre d’un théologien », pages 53 et 56].

148. (1758) Causes de la décadence du goût sur le théatre. Première partie « Causes de la décadence du goût sur le théâtre. — Chapitre IV. De l’illusion Théâtrale. » pp. 64-79

Nous n’avons garde de dire avec l’auteur du Comédien, « que le Théâtre François se passe aisément des décorations ; que la vérité des Scènes & des discours, soutenue de la vérité du jeu des Acteurs, subjugue quelquefois tellement notre imagination, que nous ne prenons pas garde à la maniere dont la salle est décorée ». […] Quelque bonne qu’elle puisse être, l’Auteur a perdu son tems. […] Ils n’épargnent ni peine, ni soins, ni frais pour attirer le public. « C’est assez l’ordinaire, dit l’Auteur du Comédien, que des enfans adoptifs, aient plus d’attention que nos vrais enfans, à se rendre dignes de notre tendresse. » Les connoisseurs poussent si loin la délicatesse sur ce point, que les habits même des Acteurs les réfroidissent, s’ils savent qu’on leur en ait fait présent, ou que l’Acteur, mal dans ses affaires, n’ait pas du en avoir de si magnifiques. […] Si elles parroissent en corset, elles savent le rehausser par des rivieres de diamans. « Si nous ne devons pas espérer, dit encore l’Auteur que nous venons de citer, que les Comédiennes préférent à l’ajustement, sous lequel elles croiront dompter plus aisément les cœurs, celui sous lequel elles réussiroient d’avantage à tromper les yeux ; nous n’en aurons pas moins toujours le droit de nous plaindre de cet abus. […] C’est pour cela que nous ne pouvons être de l’avis de l’Auteur dont nous parlons à l’égard de l’âge des Acteurs.

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