Aucune raison de complaisance, de bienséance, d’utilité, ne peut excuser…La Doctrine de l’Eglise veut qu’on arrache l’œil, le pied, la main, qui scandalisent. […] Ils ne peuvent donc y assister, sans trangresser ses loix, & sans fouler aux pieds ses décisions & ses défenses.
La Tragédie ne fut pas reçue sans contradiction à Athenes ; je parle de celle même de Thespis (si elle peut être appellée Tragédie) qui quoique trop grossiere encore pour être capable d’émouvoir les Passions, allarma Solon qui s’écria en frappant du pied contre terre, que de pareils amusemens, si on les permettoit, parleroient enfin plus haut que les Loix. […] Jean, versassent des larmes ; il est dit seulement qu’ils se tenoient debout aux pieds de la Croix, Stabant.
» Celui-ci s’endurcit contre les cris de la nature ; celui-là foule aux pieds tous les droits de l’humanité. […] Il a partagé les regrets, la honte, les remords de son semblable ; il a goûté avec lui le plaisir de détester aux pieds d’une femme honnête, sensible et généreuse, le crime de l’avoir trahie. […] Si une Chinoise ne laisse voir que le bout de son pied, c’est ce bout du pied qui enflamme les désirs.
Le théatre veut si bien qu’on connoisse ses mœurs & sa malignité, qu’il a peint son génie & ses talens sous l’emblême de Satyres avec des pieds de chèvre, des cornes, des oreilles pointues, un masque à la main, un ris caustique, des attitudes indécentes.
Le Roi des Parthes célébroit les nôces de son fils, lorsqu’on apporta la tête de Crassus, qu’on jetta à ses pieds.
Ma sœur, un jour, ramené par sa propre inconstance, tu le verras à tes pieds plus soumis, plus tendre que jamais.
Combien ne voit-on pas d’écrivains jésuitisés, qui, inspirés par l’orgueil le plus hautain, n’ont pas honte de fouler à leurs pieds, la charité et l’humilité chrétiennes, en distillant le venin de leurs plumes empoisonnées, et en produisant des ouvrages qui semblent écrits sous la dictée des furies !