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101. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE V. De la Parure. » pp. 107-137

Le monde en badinera ; supporte-t-il l’esprit de Dieu qui l’a dicté ? […] Le théatre coëffe & habille toutes les femmes du monde, & tous les hommes efféminés. […] Tout ce qu’on a mis en œuvre, & dans tous les siecles & dans toutes les nations, passe en revue sur la scène, & se répand rapidement dans le beau monde. […] On en va recueillir les fruits dans le monde, aux spectacles, aux promenades, où bien-tôt on n’est pas moins méprisé. […] Cent familles dans le monde en sont la démonstration, sur tout les Actrices.

102. (1824) Du danger des spectacles « INTRODUCTION. » pp. 1-3

On ne peut, d’ailleurs, mettre en doute que nos passions, notre corruption naturelle et l’amour du monde que nous portons dans le cœur, tout concourt à nous communiquer un invincible attachement pour tous ces amusements mondains que l’habitude et l’exemple rendent innocents à nos yeux. […] Nous soumettons cet essai au public, dans l’espérance que si nos lecteurs demeurent convaincus de la vérité de nos arguments, aucune considération, aucune habitude antérieure ne pourra prévaloir sur la voix de la conscience, et sur cette paix de l’âme, ce trésor le plus précieux de tous, et qui est bien au-dessus de tous les vains plaisirs du monde et de tous ses frivoles amusements.

103. (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XX.  » pp. 478-479

Le Chrétien ayant renoncé au monde, à ses pompes et à ses plaisirs, ne peut pas rechercher le plaisir pour le plaisir, ni le divertissement pour le divertissement. […] Car il est visible qu'ils n'y vont pas pour se délasser l'esprit des occupations sérieuses, puisque ces personnes, et particulièrement les femmes du monde, ne s'occupent presque jamais sérieusement.

104. (1675) Traité de la comédie « XX.  » pp. 306-308

Le Chrétien ayant renoncé au monde, à ses pompes et à ses plaisirs, ne peut pas rechercher le plaisir pour le plaisir, ni le divertissement pour le divertissement. […] Car il est visible qu'ils n'y vont pas pour se délasser l'esprit des occupations sérieuses; puisque ces personnes, et particulièrement les femmes du monde ne s'occupent presque jamais sérieusement.

105. (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre V. Suite des Parfums. » pp. 112-137

Gregoire de Nazianze, un des grands hommes qu’ait eu l’Eglise par ses vertus & ses talens, n’étoit pas au goût du monde ni du Clergé de son temps, à cause de sa simplicité & de sa modestie. […] Les Payens, les grands du monde meurent embaumés ; les libertins, les Actrices vivent parfumés ; les gens de bien, sans se parfumer, vivent, meurent en odeur de sainteté. […] Le monde ne lui fait pas plus de grace. […] Qu’on n’en juge point par cette portion efféminée du Clergé poudrée, frisée, parfumée, livrée au monde, plongée dans le luxe, que S. […] Arsene, il supporte avec patience les mauvaises pour se punir des parfums dont il avoit usé dans le monde, & pour se rendre digne de porter par-tout la bonne odeur de J.

106. (1586) Quatre livres ou apparitions et visions des spectres, anges, et démons [extraits] « [Extrait 2 : Livre VI, chap. 7] » p. 590

Car sa raison est que Dieu ne veut pas que ceux qui sont dedans les Enfers retournent comptere ce qui se fait en ces lieux, afin d’obvier au malheur qui en pourrait sourdre : Les damnés qui retourneraient au monde, souffleraient ès entrailles des hommes la fureur et la rage des tourments qu’ils endurent : Ainsi les Poètes Tragiques feignent que l’Ame de Thyeste sortant des Enfers, brouille et renverse tout l’état de sa famille, met en trouble sa maison, acharnef Egiste à vengeance, incite à fureur Clytemnestre, lui souffle le venin de jalousie en l’Ame, et la fait meurtrière de son mari : et l’acte commis, pousse Oreste à venger sur Egiste et sa mère la mort de son père, et les tuer tous deux, afin qu’après leur mort, il fût tourmenté de l’horrible regard des Erinyes et Furies qui lui représentent devant les yeux l’énormité et gravité du délit perpétré. […] Ministre de l'Église de Zurich : Trois livres des apparitions des Esprits, Fantosmes, prodiges et accidens merveilleux qui précèdent souventes fois la mort de quelque personnage renommé, ou un grand changement ès choses de ce monde, traduit d'Allemand en La traduction française est de 1571.

107. (1632) Les Leçons exemplaires de M.I.P.C.E. « Livre III, Leçon X. LA COMEDIENNE CONVERTIE. » pp. 461-479

Souvent on a fait des parties pour l’enlever mais étant sous la protection du Roi personne n’a été si osé de l’entreprendre, car ici où le Roi parle tout de monde se tait. […] Le siècle, l’enfer, et le sang ont fait à l’envi à qui donnerait plus de traverses à ma résolution, le siècle m'a offert des maris, l’enfer des richesses, et mes propres parents sont ceux qui me tourmentent davantage pour me faire prendre parti dans le monde, je leur ai ouvert mon désir qui est d’être Religieuse, ils m’y veulent si peu aider qu’ils ont juré de s’y opposer et ils tâchent de m’en distraire par toute sorte d’artifices : la dernière ancre de mon espérance est en votre Royale bonté Madame, si elle me manque je ne puis attendre que le naufrage de ma sainte et juste prétention. […] Si jamais j’ai mérité quelque grâce devant les yeux et les oreilles de votre Majesté je vous supplie de ne me dénier pas cette faveur qui me sauvera des périls du monde et me mettra en un lieu d’assurance où délivrée des mains de mes ennemis je pourrai sans crainte servir Dieu en sainteté et en justice tous les jours de ma vie : là Madame je serai une lampe continuellement ardente devant l’autel de sa divine Majesté pour la prier pour la prospérité de la vôtre. […] Pour Dieu madame ne rejetez pas mon instante prière et coopérez à mon salut par une parole commandant à votre Aumônier que mon nom soit mis au livre de vie et avec ceux de ces heureuses filles qui commenceront dès ce monde à chanter le Cantique de l’Agneau pour le continuer éternellement au Ciel. […] On disait aussi que Fadrique laissant le monde et le Théâtre se jetterait dans un Couvent de l’Ordre de S, François et Odoard aussi tous deux Amants de Rosoria.

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