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261. (1600) Traité des Jeux comiques et tragiques « [Traité] » pp. 3-62

Pour fondement de ce Traité, nous poserons quelques Maximes, que tout Chrétien doit tenir pour immuables, et immobiles : à savoir que tout ce qui est sans foi, est péché. […] Je leur réponds ; qu’ils doivent savoir, que vraiment tous moyens de sauver sa vie ne sont pas licites ; et que suivant les Maximes posées ci-dessus ; le vrai fidèle n’entreprendra jamais rien, dont il n’est résolu, et assuré en sa conscience, ni ne tâchera à sauver la vie terrienne, en hasardant la céleste : Mais qu’ils diffèrent donc ces déguisements, tant que le cas de nécessité le requiertbq : Qu’ils se souviennent, que nécessité n’a point de loi ; Que les circonstances selon les causes, les fins, les temps, et les lieux, rendent les actions, non seulement diverses, mais bien souvent, contraires, comme il appert par les exemples susdits.

262. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — QUATRIEME PARTIE. — Tragédies à corriger. » pp. 180-233

Les Poètes qui ont retranché Créon de cette Tragedie n’ont pas senti de quelle importance était ce personnage, sans lequel ils ne peuvent suivre la maxime généralement embrassée et établie par les premiers Maîtres de l’art : ils prétendent, ces Maîtres (mais en ce point je ne sais si leur avis est bien sûr) ils prétendent, dis-je ; que lorsque le Héros de la Pièce doit succomber à une infortune qu’il n’a pas méritée, il faut adroitement mettre des bornes à la compassion des Spectateurs, en la diminuant par quelque trait qui donnent atteinte ou à la vertu, ou au caractère de ce personnage.

263. (1781) Lettre à M. *** sur les Spectacles des Boulevards. Par M. Rousseau pp. 1-83

Les farces qu’on donnait, consistaient dans le récit d’un fait plaisant : le style en était joyeux & bisarre, les maximes respiraient la gayeté & même la débauche. […] Formons des Ecoles dont les maximes, les usages, les manieres, dont l’esprit moral, si l’on peut ainsi s’exprimer, puisse effacer ou du moins affaiblir en nous & en nos enfans les penchans vicieux. […] N’oublions jamais que nous naissons avec une inclination à prendre de bonnes ou de mauvaises impressions, à contracter des habitudes vertueuses ou vicieuses, à nous former sur l’exemple, & d’après les maximes de ceux avec qui nous vivons : ces impressions influent sur le reste de la vie : c’est à elles qu’il faut rapporter nos vices & nos vertus, notre bonne ou notre mauvaise conduite.

264. (1674) Le Theâtre François pp. -284

D’autres condannent les choses sur de simples prejugez, sans vouloir prendre la peine de les éclaircir, & il y en a enfin qui pour sauuer les dehors dans les conditions où ils se trouuent, blâment par maxime ce qu’au fond ils ne desaprouuent pas entierement. […] Il est aisé de croire que leur Gouuernement a souuent changé de face, & qu’ils se sont ácommodez aux temps & aux coûtumes des lieux ; ils n’ont pas toûjours obserué les mémes loix, & nos Comediens François dont il s’agit seulement, ont fondé leur petit Estat sur d’assez bonnes maximes. […] En dernier lieu j’exposeray les principales maximes des Comediens, & les traits les plus delicats de leur Politique, soit à l’egard d’eux mémes, soit à l’egard de la Cour & de la Ville, & nous auons des-ja veu comme ils se conduisent dans les affaires qu’ils ont auec les Autheurs. […] Les Comediens ont encore quelques autres maximes de cette nature, que ie blamerois d’auantage, si ces petites jalousies ne leur estoient communes auec toutes les Societez.

265. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre IV [III]. La Grange & Destouches. » pp. 90-114

L’Auteur se plaint encore que le goût depravé a fait assaisonner sa piece de beaucoup de licences & de mauvaises maximes , qu’il a supprimé.

266. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — Seconde partie. Notes. — [R] » pp. 447-466

Ils ne seront pas Citoyens : ce seront des hommes & des femmes destinés à nous donner les plaisirs de l’imitation de la nature : ce seront des Esclaves publics, qui mettront en action, l’ouvrage d’un homme libre, d’un Citoyen distingué : on ne verra plus que l’Auteur dans le Drame ; la vileté de l’Acteur & de l’Actrice ne préjudicieront en rien à la sublimité des maximes, au pathétique des situations, à la grandeur des Héros, à la noblesse de l’ensemble ; parce que l’Acteur disparaîtra.

267. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE V. Des Pièces tirées de l’Ecriture sainte. » pp. 96-119

.° Les bonnes maximes dans la bouche d’un fol sont comme des épines dans la main d’un ivrogne : 2.° Comme il est inutile à un boiteux d’avoir la jambe belle, ainsi les sentences sont déplacées dans la bouche d’un insensé.

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