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299. (1804) De l’influence du théâtre « DE L’INFLUENCE DE LA CHAIRE, DU THEATRE ET DU BARREAU, DANS LA SOCIETE CIVILE, » pp. 1-167

rien qu’un très mauvais exemple, dans la conduite de Sainte-Luce, qui après avoir fait une bonne action, en sauvant l’innocence des bras d’un vil ravisseur, en fait une mauvaise, lorsqu’il va fastueusement se battre avec lui, quand il ne devait que le couvrir de mépris, et lorsqu’il entraîne dans le danger d’une entreprise périlleuse, le généreux et sensible Edouard, qui donnant tête baissée dans une aventure qui ne le regarde point, se fait tout à coup, et comme par inspiration, le Don Quichotte d’une belle qu’il n’a jamais vue. […] Sans doute, toutes les fois que la foudre gronde dans la profondeur des cieux, ou menace sa tête effrayée, l’égoïsme, alarmé, fait des vœux éclatants pour en relever le débris ; mais après l’orage, on le voit fuir avec la rapidité de l’éclair, guidé par la main de l’indifférence ou celle de l’ingratitude, cette orgueilleuse et méprisable souveraine, dont le sceptre de fer tient aujourd’hui presque tout l’univers, assoupi sous le joug du plus honteux esclavage. […] On le trouvera aux mêmes adresses que celles indiquées en tête de cette production : Sur l’influence de la chaire, du théâtre et du barreau.

300. (1758) P.A. Laval comédien à M. Rousseau « P.A. LAVAL A M.J.J. ROUSSEAU, CITOYEN DE GENÈVE. » pp. 3-189

Or j’engagerois ma tête qu’elle seroit bientôt telle qu’on la peut désirer, si on lui accordoit les avantages dont j’ai parlé. […] On nommeroit quatre Commissaires, qui mettroient à la tête du Spectacle, comme Directeur honoraire, un homme de probité. […] n’oubliez jamais cette utile et; sublime sentence de Ciceron, que le Spectateur a mis à la tête de son article de la médisance.

301. (1671) La défense du traité du Prince de Conti pp. -

Ainsi le titre que l’Auteur de la Dissertation a mis à la tête de ce Chapitre, est entièrement détruit : et tout ce qu’il a dit dans les quatre Chapitres précédents, est inutile. […]  : « La mort d’Epaminondas contribua aussi beaucoup à affaiblir le courage des Athéniens : car comme ils n’eurent plus en tête celui dont la vertu leur donnait de l’émulation, ils commencèrent à devenir stupides et fainéants, et à dépenser le revenu de la République, non à faire équiper des vaisseaux, et à soudoyern des armées, comme autrefois ; mais à célébrer des Fêtes et des Jeux magnifiques. […] qu’il y a trois genres de Théologie, c’est-à-dire, de discours qui traitent des Dieux, dont l’un est la Théologie fabuleuse, l’autre la naturelle, et le troisième la civile. » « La Théologie fabuleuse est celle dont se servent principalement les Poètes : la naturelle est celle dont se servent les Philosophes : la civile est celle dont se servent les peuples. » « La Théologie fabuleuse regarde particulièrement le Théâtre : la naturelle regarde le monde : la civile regarde les villes. » « Quant au premier genre de Théologie, c’est-à-dire, quant à la Théologie fabuleuse ; elle contient plusieurs choses feintes contre la dignité et la nature des Dieux immortels : car on y voit qu’un Dieu est né de la tête ; un autre de la cuisse, et un autre de gouttes de sang : on y voit des Dieux larrons, des Dieux adultères, des Dieux esclaves des hommes : enfin dans cette Théologie on attribue aux Dieux tout ce qui est propre non seulement aux hommes ; mais même aux plus méprisables des hommes. » Et c’est cette Théologie fabuleuse, dit S.  […] « ordonna aux Prédicateurs d’employer tous leurs soins à présenter avec un Zèle pieux, et avec autant de véhémence qu’il leur serait possible, combien les Comédies, et les mascarades, qui sont la source et la semence de toutes sortes de crimes et de désordres, étaient opposées aux devoirs de la discipline Chrétienne, et combien elles étaient conformes aux dérèglements des Païens : et que comme elles sont une pure invention de la malice du démon, le peuple Chrétien les doit entièrement abolir. » Un savant Jésuite Espagnol dans un livre qu’il publia l’an 1614. dit que la Comédie est une tête qui reste de l’Hydre du Paganisme. […] , les Rois et les Pontifes ayant coupé et brûlé avec le feu de leur saint Zèle quelques têtes de cette vieille Hydre de l’oisiveté païenne ; néanmoins il en est resté deux qui sont le principe de beaucoup de maux, et qu’il faut couper et brûler tout à fait : Ce sont les Jeux de la Scène, ou les représentations des comédies dont nous parlerons ci-après ; les Jeux des Taureaux, qui ont assez de rapport à l’ancienne cruauté des Gladiateurs, ou plutôt à la chasse des bêtes qui étaient enfermées dans l’amphithéâtre. » Je demande à l’Auteur de la Dissertation, si en l’an 1444. l’an 1572. l’an 1614. les Spectacles n’étaient pas autant purifiés de toutes les cérémonies de l’impiété païenne, qu’ils le sont aujourd’huiDissert. p. 89.

302. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre I. De la Pudeur. » pp. 4-35

III d’Isaïe, remarque que le même mot Hébreu, une belle coiffure, qui orne la tête, signifie aussi du poison, pour faire entendre que la parure des femmes empoisonne le cœur.

303. (1758) Sermon sur les divertissements du monde « SERMON. POUR. LE TROISIEME DIMANCHE. APRÈS PAQUES. Sur les Divertissements du monde. » pp. 52-97

Je dis plus : n’est-il pas vrai que par l’usage et l’habitude que vous vous êtes fait de ces lectures, l’esprit du monde s’est peu-à-peu emparé de vous, que vous avez senti celui du christianisme diminuer à proportion et s’affoiblir, que les heureux principes de votre premiere éducation se sont altérés, que vous n’avez plus eu dans la tête que de folles imaginations, que la galanterie, que la vanité ; et que tout le reste, beaucoup plus solide et plus sérieux, vous est devenu insipide, ensuite fatiguant, enfin odieux et insupportable ?

304. (1771) Sermons sur l’Avent pp. 103-172

*** Une Lettre, en faveur de la Comedie, imprimée à la tête des Oeuvres de Boursault, obligea feu M. de Harlay Archevêque de Paris d’en interdire l’Auteur, qui en fit une retractation solemnelle.

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