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42. (1759) Lettre sur la comédie pp. 1-20

On ne dira pas cette fois que c’est un Homme peu instruit, un Dévot imbécille, un Poëte mécontent du Public, un Vieillard sans ame & sans prétentions, qui renonce au Théâtre. […] Les sentiments, Monsieur, dont vous m’honorez depuis plus de vingt ans, vous ont donné des droits inviolables sur tous les miens ; je vous en dois compte, & je viens vous le rendre sur un genre d’Ouvrages, auquel j’ai cru devoir renoncer pour toujours.

43. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XX. Spectacles condamnés par les saints Pères et par les saints conciles. » pp. 168-178

» « Ce texte, dit Tertullien, regarde les princes de la nation juive qui consentirent à la mort de Jésus-Christ : or les spectacles le font mourir une seconde fois ; ce sont des conventicules de Satan où la foi se détruit, où la morale de l’Evangile est combattue par des maximes détestables. » Cet oracle n’est pas le seul d’où Tertullien infère la condamnation des spectacles ; il ajoute ceux-ci tirés de l’Evangile et de l’apôtre saint Paul16 : « On ne peut servir deux maîtres, ni supposer aucun rapport entre la lumière et les ténèbres, entre la mort et la vie. » Si vous suivez Jésus-Christ, il faut renoncer au théâtre, la doctrine de l’un ne compatissant pas avec celle de l’autre. […] Saint Cyprien juge les spectacles incompatibles18 avec la loi chrétienne, et qu’on ne peut s’asseoir dans l’amphithéâtre, au milieu des infidèles, sans renoncer à la foi.

44. (1838) Principes de l’homme raisonnable sur les spectacles pp. 3-62

Tertullien 13, Saint Clément d’Alexandrie 14, Saint Cyprien,15, Lactance 16, Saint Jean-Chrysostôme 17, Saint Augustin 18, Salvien 19, etc. décident « qu’un Chrétien ne peut assister aux Spectacles, sans abjurer sa Religion, et sans violer la promesse qu’il a faite dans son Baptême, de renoncer au démon, à ses pompes et à ses œuvres. » Et qu’on ne dise pas que les Pères n’ont parlé que des jeux du cirque et des combats de gladiateurs, dont il ne reste plus aucune trace : c’est une fausseté. […] L’Eglise leur refuse les Sacrements, même à la mort, à moins qu’ils ne renoncent au Théâtre. […] Pour moi, mes Frères, si je n’étais déjà d’une profession qui, par elle-même, m’interdit de pareils amusements, et que j’eusse, comme vous, à prendre parti là-dessus et à me résoudre, il me semble que, pour m’y faire renoncer, il ne faudrait rien davantage, que cette diversité de sentiments. […] Or, si ce ne sont pas des œuvres de Jésus-Christ, dans le sens déjà expliqué, c’est-à-dire, des œuvres qui puissent du moins d’être rapportées à Jésus-Christ ; ce sont donc des œuvres de Satan : donc tout Chrétien doit s’en abstenir ; donc il viole les vœux de son Baptême, lorsqu’il y participe ; donc, de quelque innocence qu’il puisse se flatter, en reportant de ces lieux son cœur exempt d’impression, il en sort souillé, puisque, par sa seule présence, il a participé aux œuvres de Satan, auxquelles il avait renoncé dans son Baptême, et violé les promesses les plus sacrées qu’il avait faites à Jésus-Christ et à son Eglise. » « Ce ne sont pas ici des conseils et des pratiques pieuses ; ce sont nos obligations les plus essentielles. […] Nous instruisons un moment, mais nous avons longtemps séduit ; et, quelque forte que soit la leçon de Morale qui termine la pièce, le remède est trop faible et vient trop tard. » Louis Riccoboni, célèbre acteur du Théâtre italien de Paris, auquel il renonça par principe de religion, convient, dans l’un de ses ouvrages imprimé en 1743 et 1767, que, dès la première année qu’il monta sur le Théâtre, il ne cessa de l’envisager du mauvais côté.

45. (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XX.  » pp. 478-479

Le Chrétien ayant renoncé au monde, à ses pompes et à ses plaisirs, ne peut pas rechercher le plaisir pour le plaisir, ni le divertissement pour le divertissement.

46. (1675) Traité de la comédie « XX.  » pp. 306-308

Le Chrétien ayant renoncé au monde, à ses pompes et à ses plaisirs, ne peut pas rechercher le plaisir pour le plaisir, ni le divertissement pour le divertissement.

47. (1772) Sermon sur les spectacles. Pour le Jeudi de la III. Semaine de Caresme [Sermons pour le Carême] « Sermon sur les spectacles » pp. 174-217

Nous vous demandâmes, quand nous vous reçumes au saint Baptême : renoncez-vous aux pompes de Satan ? Vous répondites : j’y renonce. […] Je leur demande s’il est permis aux Chrétiens d’assister aux spectacles ; ils sont persuadés que vous y avez renoncé ; ils répondront en nous citant les premiers écrits de nos Docteurs à leurs Césars. […] Pourquoi retourner au théâtre après y avoir renoncé, est-ce un signe de retour au monde ? […] Ames Chrétiennes qui vous souvenez que vous avez renoncé au Démon & à ses pompes, & qui remplissez fidélement les conditions de l’alliance que vous avez faite avec le Seigneur, vous du moins, vous nous consolerez.

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