Il ne faudroit pour m’y faire renoncer que cette diversité de sentiment ; car, pourquoi mettre ma conscience au hasard dans une chose aussi vaine dont je puis si aisément me passer ? […] Que c’est se jouer de Dieu d’avoir dit anatheme au démon dans le baptême, & de rechercher ces fausses joies ; que l’Eglise étoit sur ce point si sévère dans sa discipline, qu’elle mettoit quelquefois obstacle à la conversion des infidèles, qui aimoient mieux ne pas embrasser la foi que de renoncer au théatre, &c. […] S’il ne l’est pas, il n’y en a point dans le monde, & au baptême nous renonçons à un phantôme.
, que le luxe immodéré des habits est une de ces pompes du démon ausquelles nous avons renoncé dans notre Batême ; parcequ’il est comme le triomphe de son orgueil sur l’humilité d’un Homme-Dieu qui est mort tout nud en croix pour nous racheter. […] le théâtre est une de ces pompes du diables ausquelles nous avons solemnellement renoncé dans notre Batême, & que c’est conséquemment une espéce d’apostasie que d’y assister : In spectaculis quadam apostasia fidei est. […] L’Eglise veut qu’on regarde tous les comédiens comme gens excommuniés ; elle leur refuse les derniers Sacremens à la mort, quand ils ne promettent pas d’y renoncer en cas de convalescence, & la sépulture ecclésiastique après leur mort, quand ils ont refusé de le promettre. […] n’accorde la grace de la réconciliation à tous les gens de théatre, qu’après qu’ils ont donné des marques certaines d’une vraie conversion ; & cette conversion consistoit à renoncer à leur jeux comiques pour toujours. […] Nous renonçons à ses maximes pour toujours, & nous embrassons les vôtres.
Rien n'étant donc plus contraire, non seulement à l'esprit du Christianisme, mais à la profession, et aux protestations solennelles que nous faisons au Baptême de renoncer au Démon, à ses pompes, et à ses œuvres.
Quiconque ne se sent pas les dispositions nécessaires pour la traiter avec autant de sagesse que de dignité, doit y renoncer : on court le risque de se déshonorer, en la rendant méprisable et pernicieuse à la société. […] L’action de la Pièce était un Vieillard amoureux : le Courtisan s’y trouva peint d’une manière à ne pouvoir se méconnaître ; et, surtout lorsqu’il entendit, sur la Scène, la lecture des Lettres qu’il avait lui-même écrites à sa Maîtresse, il en fut si honteux, qu’il renonça dans le moment, et pour toujours, à sa passion.
L’Eglise les juge si criminels, qu’elle ordonne à ses ministres de leur refuser les Sacrements, même à l’article de la mort, s’ils ne promettent de renoncer à ce damnable métier.
: c’est pour vous qu’il renonce à la dignité du nom qu’il porte: « ôtez les auditeurs, vous ôterez les acteurs17. ad Eph.