Que signifie autre chose la fable des Egyptiens, par laquelle ils disent, que Osiris fut fait dieu du Soleil,Osiris fait dieu du soleil. […] de la nature des dieux. […] de la nature des dieux le prenant d’Eurip[ide]. […] de la nature des dieux. […] de la nature des dieux le prenant d’Eurip[ide].
Et ces représentations qui se faisaient sur le Théâtre, étant consacrées à ces Dieux imaginaires qu'ils en faisaient les auteurs, ils étaient ordinairement donnés aussi bien que les autres Jeux, pour les remercier « Excogitata cultus Deorum et hominum delectationis causa. » l. 2. c. 4. […] Et Valère dit que les Théâtres ont été inventés pour rendre honneur aux Dieux, et donner du plaisir aux hommes. […] reconnaissance envers les Dieux dans son triomphe de Corinthe et de l'Achaïe, en y mêlant les Jeux de Musique, dont le nom comprend la représentation des Poèmes Dramatiques, comme les autres Jeux du Théâtre, auxquels selon Plutarque elle futSymp. l. 5. […] Sylla pour honorer les Dieux après la défaite d'Archélaos, fit desPlut. in Syll. […] Ce qui nous découvre que tout ce qui se faisait dans le Théâtre, et tout ce qui s'y disait touchant les faux Dieux, était des actes de révérence : Et cette considération a fait dire à un savant de notre temps, que les Païens ont eu trois Théologies, celle des Prêtres dans leurs Temples, celle des Philosophes dans les Écoles, et celle des Poètes sur les Théâtres.
Les Dieux ordonnoient les crimes, & les punissoient. Injustes & cruels, ils demandoient des victimes humaines, & cependant nulles plaintes contre ces Dieux dans les Tragédies ; les Malheureux ne se plaignent que de leur destinée : le Destin étoit supérieur aux Dieux mêmes. […] Il finit toutes ces plaintes par cette Sentence : Il faut qu’un mortel se soumette à la nécessité ordonnée par les Dieux : Τας ἐκ ϑεῶν ανάγκας. […] On voit encore dans Homere la suite funeste des imprécations des Peres contre les Enfans : on y voit aussi la haine des Dieux contre les hommes. […] Les Dieux mêmes ne peuvent changer leurs decrets, comme il est dit dans Ovide Metam.
Ces Dieux ne sont, il est vrai, que des idoles, aux yeux des Chrétiens ; mais aux yeux des Romains c’étaient des Dieux véritables. […] Ces dieux qui l’ont flatté, ces dieux qui m’ont trompée, Ces dieux qui dans Pharsale ont mal servi Pompée, Qui la foudre à la main ont pu voir l’égorger. […] Le langage des Dieux est fait pour chanter les vertus, et non les forfaits. […] Dieux impuissants, Dieux vains, dans nos vastes contrées. […] Dieux !
Nos pieces sont moins dangereuses, du moins les crimes n’y sont plus commis par les Dieux, dont l’élévation semble les autoriser, &c. […] Le Brutus de Voltaire eût-il souffert que ses enfans maudissent les Dieux & la République ? […] On met Dieu en contraste avec les parens : Il faut servir les Dieux, & chérir les parens, car il n’est pas question d’aimer Dieu. […] Dieux avides des pleurs & du sang des mortels. […] Je déteste ces Dieux par la crainte adorés.
, qui dit dans un même sentiment, « Nous allions en notre jeunesse aux Spectacles et aux bouffonneries de ces sacrilèges ; Nous y regardions avec plaisir leurs Démoniaques ; nous écoutions leurs Musiques, nous assistions à leurs Jeux qu'ils faisaient en l'honneur de leurs Dieux et de leurs Déesses ; à celle qu'ils nommaient la Vierge céleste, et à Berecynthe la mère des autres Dieux, en l'honneur de laquelle les bouffons de la Scène, et les plus corrompus chantaient publiquement devant sa litière au jour solennel de ses Bains, des choses que la mère d'une honnête famille, et la mère même de ces bouffons ne pourrait entendre sans rougir : c'étaient des sacrilèges et non pas des Sacrifices, et ce que l'on y portait semblait des mets, comme si l'on eût fait un festin où les Démons prissent quelque nourriture qui leur fût propre. Qui peut ignorer quels sont les esprits à qui ces infâmes donnent du plaisir, s'il ignore qu'il y a de ces Esprits immondes, qui trompent les hommes sous le faux titre de Dieux Serm. 8. […] Si quelqu'un donc assiste à ces cérémonies, et se trouve en ces assemblées de Religion, il abandonne le culte du vrai Dieu, et se met du parti des faux Dieux, dont il célèbre les Fêtes. » Mais après le témoignage de Salvien ce célèbre Évêque de Marseille, il ne peut rester aucun douteSalvien. l. 6. de provid. […] Ils pratiquent ces choses dans la croyance qu'elles sont les délices de leurs Dieux. […] On mit en doute s'il leur était loisible d'acheter et de vivre de ce qui avait été consacré aux faux Dieux par ces ridicules cérémonies, et Saint Paul leur permit, à condition qu'ils n'en auraient aucune connaissance, et qu'ils ne s'en informeraient point.