Il a tout son effet sans être aperçu ; et comme on n’est point instruit de ce qui est essentiel à la droiture et à l’innocence du cœur, on ne sait point aussi jusqu’où il s’affaiblit et se corrompt. […] On se plaint de ce que par la faute de la Pièce ou des Acteurs l’esprit ou le cœur ont été laissés immobiles ; on a regret à l’innocence et à la tranquillité qu’on remporte. […] On veut donc que l’impression de tout ce qui est représenté, passe dans le cœur ; l’ambition, la fierté, le désir de la vengeance, l’amour et tous les autres mouvements. […] C’est à quoi le cœur se prépare, triste s’il n’est blessé, et satisfait si les plaies descendent bien avant. […] On la tire du dedans au dehors où elle avait déjà tant d’inclination à se répandre, et on la fait sortir de son cœur, où elle avait déjà tant de peine à rentrer.
Jésus-Christ formerait lui-même les sons d’une voix qui corrompt les cœurs ! […] « Pour savoir si un chrétien peut allier la fréquentation des spectacles avec la sainteté de son état, examinons l’impression que ces divertissements font sur son cœur. […] n’est-ce pas là en un mot que le cœur, se voyant lui-même dans celui qui paraît épris d’un objet séduisant, devient aussitôt un acteur secret, qui, tandis qu’on joue une passion feinte, en éprouve lui-même une véritable ? […] Où en est donc un cœur ainsi préparé à la séduction par tant d’illusions ? […] Ravi, transporté, il mêla ses applaudissements à ceux des autres spectateurs, et sortit plus épris que jamais de l’amour du théâtre : tant il est vrai que le cœur ne peut être indifférent pour tout ce qui est passionné !
On y vient avec un cœur fort disposé à recevoir les impressions les plus fâcheuses. […] Laissez répondre votre cœur, c’est lui que j’interroge. […] Où en est donc un cœur ainsi préparé à la séduction par tant d’illusions ? […] tout le mal n’est-il pas déja fait dans leur cœur ? […] & pour mieux découvrir les sentimens de vôtre cœur : Ecoutez une supposition.
La France dévore ses écrits et condamne ses sentiments ; moi, j’examine son cœur, et je plains sa situation. […] Je n’y ai considéré que votre cœur, ou du moins vos sentiments présents ; et mes réflexions ne porteront que sur cet objet principal. […] Je suis libre, ma destinée dépend de mon cœur, et mon cœur attend un honnête homme. […] Zima la regardait, l’examinait, sentait son cœur palpiter ; mais il restait debout, et était toujours prêt à fuir. […] … Vous le devez, et j’en appelle à votre cœur.
mes Frères, il n’est que trop vrai que nous portons tous dans le fond de notre cœur le principe & le goût de cette funeste passion. […] Oui ; ce plaisir prouve que vous avez reçu dans votre cœur l’impression de toutes les passions qu’on y représente. […] Et croyez-vous, mes Frères, que ces sentimens, reçus dans votre cœur, n’y laissent point de traces pour la suite ? […] L’aumône efface les péchés sans doute, mais c’est quand on les fuit, quand on les déteste de tout son cœur, & non pas lorsqu’on y persévère. […] L’aumône efface les péchés sans doute ; mais c’est quand ont les fuit, quand on les déteste de tout son cœur, & non pas lorsqu’on y persévère.
Ouvre-moi ton âme sainte, pure comme la Divinité dont elle émane, & daigne recueillir celui qui n’a plus d’autre refuge que ton cœur. […] je n’avais pas autant de sujet de les répandre… Tu le sais ; je te l’ai répété mille fois, j’aime, j’adore mon épouse ; elle m’est plus chère que la vie… Eh bien… cependant… une autre… s’est placée malgré moi dans mon cœur à côté d’elle. […] Ils retentirent jusqu’au fond de mon cœur, de ce cœur faible & perfide, qui s’occupa trop d’elle. […] Tu le vois, c’est une Comédienne, qui, dans mon cœur, marche l’égale de mon ép… de la vertueuse, de la tendre Ursule… Ce n’est pas tout, mon ami, de l’avoir admirée, d’avoir applaudi à ses talens, & de m’être soumis à ses attraits ; je n’ai pu m’empêcher de chercher à l’approcher ; je l’ai vue ; j’ai su l’attendrir ; moi ! […] Un instant plus tard, j’étais deshonoré dans son esprit ; elle venait de tout apprendre, je ne sais comment ; si la première elle eût entâmé ce discours, moi-même, je me fusse cru forcé par la nécessité ; je n’aurais pu m’honorer à mes yeux de ma franchise & de mes remords… Le mystère qu’elle découvrait, l’idée d’enlever… à la plus vertueuse épouse, le cœur de son mari… cette idée parut lui faire horreur.