Comme l’Auteur, non plus que ses adversaires, n’a pu se décider sur sa propre expérience, il leur offre de s’en rapporter à des témoins, qui ne peuvent leur être suspects, à ces ames timorées & désabusées qui ont renoncé aux vanités & aux pompes mondaines. […] N’est-ce pas plutôt un Théatre, où la vanité & la galanterie étalent le luxe des modes profanes, & déployent les ressorts de la coquetterie mondaine ?
Quelquefois seulement, on veut bien concourir par orgueil au bien public ; mais quand la vanité s’est satisfaite, on ne pense plus qu’à soi-même.
Mais comment concevoir que leur vanité en ayant adopté une plus honorable, celle-ci serve de prétexte au public pour confirmer leurs prétentions ?
Pour moi la nature, seul organe que je consulte, & que je fais vanité de croire, crie au fond de mon ame que le mépris est le partage de ses pareils.
Et voilà qu’elles s’étalent elles-mêmes en plein Théâtre, avec tout l’attirail de la vanité, comme ces Syrénes dont parle Isaïe, qui font leur demeure dans Ch.