/ 323
10. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Madame de Longueville. » pp. 40-83

Ce bon Prince baisse la tête, demande grace, & se retire. […] agissoit, étoit-elle à la tête des seditieux, comme la Duchesse de Longueville ? […] La beauté d’une femme fait tourner la tête comme le cœur. […] Condé sorti de prison alla se mettre à la tête. […] On continua à négocier, & le Prince alla se mettre à la tête des armées espagnoles en Flandre.

11. (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre II. Charles IV & Charles V. » pp. 38-59

Il fut que cette fille & sa mere étoient invitées à un repas chez un de leurs amis ; il s’y rendit, & demanda tout haut à la mere de parler tête à tête à sa fille, seulement pendant le temps qu’il pourrait tenir un charbon ardent dans sa main. […] Il en fait en Espagne malgré les horreurs d’une prison, & le danger continuel de porter sa tête sur un échaffaud. […] Louis XIV fit en 1666 un fameux carrousel ; il crut ne pouvoir mieux choisir que le Duc de Guise pour le mettre à la tête du quadrille des Mores. […] Ce prétendu Roi de Naples avoit en tête ce Jean d’Autriche, bâtard du Roi d’Espagne, qu’il avoit eu d’une Comédienne. […] Antoine ; ils avoient à leur tête, le dévineroit-on ?

12. (1731) Discours sur la comédie « a tres-haut et tres-puissant seigneur, monseigneur louis-auguste d'albert d'ally, duc de chaulnes, pair de france. » pp. -

On ne sera point étonné de voir, MONSEIGNEUR, votre illustre nom à la tête d’un Livre contre les Spectacles ; il y a longtemps qu’on vous voit allier les talents militaires avec les vertus Chrétiennes ; le même Seigneur, qui dans les Batailles d’Oudenarde et de Malplaquet, signala sa valeur, est compté pour un Héros du Christianisme. […] Je trouverais, dans le quatorzième siècle Thomas d’Albert Damoiseau, qui à la tête de dix-sept Ecuyers de sa Compagnie, conserva à son Souverain, une grande partie du Languedoc.

13. (1759) L.-H. Dancourt, arlequin de Berlin, à M. J.-J. Rousseau, citoyen de Genève « CHAPITRE VI. Où l’on examine si le Bal public proposé par M. Rousseau ne serait pas plus préjudiciable aux mœurs de Genève, que le spectacle qu’il proscrit. » pp. 211-224

Sully n’aurait vu dans les spectacles que ce que tous les gens sages y voient : un délassement utile et nécessaire, le seul digne d’occuper des gens sensés et de leur faire moins regretter le loisir qu’ils sont forcés de donner à la réparation de leurs forces, et de la tête et de l’esprit. […] Il ne sera pas mauvais même, pour s’assurer que les regards dérobés ne trahiront point la modestie prescrite, d’affubler la tête de tous les danseurs et danseuses d’un voile épais, pour les mettre à couvert de la tentation. […] Vous voulez que les pères et mères aient à leur tête un Seigneur Commis, et que tous ensembles composent un Aréopage pour juger de la modestie et de la danse des jeunes gens ; mais ne craignez-vous pas la prédilection des pères et mères pour leurs enfants ? […] Tel qui aurait craint de se faire une affaire parce qu’il est prudent ou timide naturellement, devient hardi et querelleur quand il a la tête échauffée par le vin, qui le tire de son assiette ordinaire. […] Ce ne serait point dans la Comédie nos Marquis qu’on vous proposerait d’imiter, puisqu’on les joue, qu’on les tourne en ridicule, que leur fatuité est toujours punie, et qu’on les bastonne même quelquefois : si ce sont là des appâts pour engager les gens à se faire Marquis à Genève, il faut que les têtes y soient bien autrement tournées qu’ailleurs ; mais si l’on y pense comme partout où l’on a du bon sens, on se gardera bien de s’emmarquiser à pareil prix.

14. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE VI. Euphemie. » pp. 129-148

Il y a un Crucifix que soutient une tête de mort. […] Elle embrasse de ses deux mains la tête de mort. […] Elle appuie une main & la tête sur le tombeau, elle tombe sans connoissance sur les marches en descendant, sans que la lampe tombe avec elle. […] On a jugé ce trait si beau, qu’on en a fait le sujet de l’estampe qui est à la tête, qui même n’est pas exacte. Il y manque la Sœur Cécile ; & le Moine, bien loin de fuir précipitamment, s’arrête & tourne la tête pour voir sa maîtresse.

/ 323