/ 310
195. (1769) Réflexions sur le théâtre, vol 8 « Réflexions sur le théâtre, vol 8 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE HUITIEME. — CHAPITRE VII. Du Père Porée. » pp. 149-177

Comme s’il ne valoit pas mieux qu’elles fussent simples que si rusées, si elles ne péchoient pas plutôt pour être trop savantes en amour que pour être ignorantes. […] Il décide, 1.° que les Magistrats ne peuvent tolérer les Comédiens que comme en certaines villes on tolere les femmes publiques ; 2.° que quand on n’y va que par simple curiosité, & moralement certain qu’on ne risque point de consentir à quelque mauvaise pensée, on peut ne pécher que véniellement, sans quoi on pèche mortellement ; 3.° enfin qu’on peut donner de l’argent à l’entrée quand les Acteurs sont déterminés à jouer, parce qu’alors on n’en est pas la cause, mais qu’on ne pourroit pas sans péché mortel les appeler chez soi ou dans une ville, faire marché avec eux, en un mot les faire jouer : Indubitatum est eos qui antecedenter conveniunt cum Histrionibus peccare mortaliter.

196. (1752) Essai sur la comédie nouvelle « ESSAI SUR LA COMEDIE MODERNE. » pp. 1-160

Voici le mien, il est bien simple. […] Nicole est ici des plus simples ; et il ne raisonne pas tant en Théologien, qu’en homme vrai, qu’en honnête homme. […] Il ne croit pas qu’il y ait au monde une personne assez simple pour prendre des chansons pour des vérités. […] Fagan ; on n’a envisagé ici que les règles de la simple décence ; et l’on n’a parlé que suivant les principes de cette bienséance précieuse aux honnêtes gens, et qui est admise même dans le monde.

197. (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE V. Remarques sur L’Amphitryon, Le Roi Arthur, Don Quichotte et Le Relaps. » pp. 302-493

La troisième unité qui est celle d’Action, consiste en ce que l’action principale d’une Pièce de Théâtre soit une et simple : cette Unité demande qu’une seule personne paraisse visiblement plus intéressée dans l’Action que toutes les autres. […] Ils ne permettent point que ces sortes de gens deviennent Nobles, qu’ils paraissent au Sénat, qu’ils haranguent le peuple, ni qu’on les admette au Conseil même de la simple Bourgeoisie. […] Mais la multitude insensée ne raisonne pas de la sorte ; selon l’idée du plus grand nombre, le siècle est heureux, lorsque la plupart des simples particuliers sont des Princes par leur fortune, quoiqu’ils soient pauvres et les derniers des hommes en vertu ; lorsque les spectacles sont dans l’éclat, quoique la Religion soit dans le mépris ; lorsque le luxe s’attire partout les regards, quoique la charité chrétienne soit négligée ; lorsque des Farceurs puisent dans la bourse du riche de quoi fournir à tous les excès, quoique le pauvre n’y trouve rien pour soulager ses besoins extrêmes. […] Mais considérons-les, si l’on veut, sans rapport à leur rang distingué de Pères et de saints Docteurs de l’Eglise ; et comme de simples particuliers qui disputeraient d’égal à égal. […] l’honnêteté même, toute simple ne vaut-elle pas mieux que quand elle est si fardée qu’on peut la nommer une espèce d’hypocrisie ?

198. (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 2. SIECLE. » pp. 81-106

Encore qu'il n'y eut rien dans les Spectacles qui ne fut doux, agréable, simple, et qu'il y eût même quelque chose d'honnête, ils n'en seraient pas moins dangereux; car comme personne ne mêle le poison avec du fiel, ou avec de l'Ellébore, mais on le met dans les viandes bien apprêtées, douces, et agréables au goûts; de même le Diable répand son venin sur les choses de Dieu les plus agréables; Que tout ce quic se passe à la Comédie soit généreux, honnête, harmonieux, charmant et subtil ?

199. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE VII. De la frivolité et de la familiarité. » pp. 150-162

C'est un vice dans les ouvrages d'esprit : l'une des plus belles qualités du style même le plus simple, c'est la noblesse et la décence.

/ 310