Prélat, de représenter devant le peuple la vénérable Passion de Jesus-Christ, les glorieux combats des Martyrs, les actions édifiantes des saints Personnages ; mais la malice des hommes ayant infecté ces Exercices, de maniere qu’ils sont devenus un sujet de risée & de mépris pour les uns, une pierre de scandale pour les autres ; c’est pourquoi nous avons statué que désormais aucuns des Mystéres de la religion, ni rien de tout ce qui concerne la gloire des Saints, ne soient représentés, soit que le Spectacle se produise en un Temple ou dans une maison profane : on se contentera de narrer les pieux événemens, & de porter les fidéles à imiter, à vénérer, à invoquer ceux dont ils apprendront les vertus & les miracles.
Ceux qui courent après les premiers, regardent Jésus-Christ crucifié comme une folie, et comme une occasion de scandale ; mais ceux qu'il appelle à la participation de sa gloire par le renoncement à leurs désirs et à leur cupidité, le regardent comme la force et la sagesse de Dieu.
Page 108 Réflexions sur le scandale, qui depuis trop longtemps existe aux yeux de tous les Parisiens, par le refus de M. le curé de Saint-Germain l’Auxerrois, de se justifier d’avoir commis un faux matériel et de s’être parjuré pour se procurer des aumônes à son profit, et obtenir une riche cure, dont il serait indigne, s’il était coupable du crime dont il est accusé.
Jean Chrysostome, Patriarche de Constantinople, en son étude du droit, défend d’admettre aucunsj plaisanteurs dans les Villes, pour le scandale qu’ils causaient, et en une Epitre à l’Empereur Honorius, se réjouit de ce qu’il les avait chassés de l’Empire, pour leurs dépravations.
On poursuivit les auteurs d’un si grand scandale : le peintre prit la suite, le graveur fut mis en prison, Arétin par la faveur des Médicis obtint sa liberté. […] Il n’y a que le théatre qui puisse porter si loin la fatuité des éloges, ils vont jusqu’au scandale & au blasphême, & ceux que lui ont prodigués ses admirateurs, & ceux qu’il se donne lui-même.