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49. (1759) Lettre d’un ancien officier de la reine à tous les François sur les spectacles. Avec un Postcriptum à toutes les Nations pp. 3-84

comme si pour nous animer à répandre le sang, ce n’étoit point assez de nous dire, (le Cid) dans un langage ordinaire : meurs ou tue. […] Veulent-ils faire de nous un peuple de gladiateurs, ces hommes qui ne respirent que le sang & le carnage ? […] Tais-toi, voix sépulcrale ; Chrétiens & Citoyens, nous croyons que le sang ne doit couler que pour la Religion & la Patrie. […] Combien d’hommes, il faut l’avouer vivroient encore, si ceux qui les ont tués, plus avides de leur argent que de leur sang, avoient sçu pouvoir les voler impunément, sans craindre leur dénonciation ! […] que ne te les arraches tu plutôt, infame mercenaire, qui ne sçais les ouvrir que pour compter l’argent que te valent des ames rachetées par le sang d’un Dieu, & que tu vends à la brutalité des hommes ?

50. (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — XVI. Efficace de la séduction des Spectacles. » pp. 36-39

On a le mal dans le sang & dans les entrailles, avant qu’il se déclare par la fiévre.

51. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre VI [V]. Élizabeth d’Angleterre. » pp. 142-187

Ce double sang corrompu couloït dans ses veines. […] On y est parvenu par une route inondée de sang, & semée de crimes, qui n’avoit d’autre mérite que le libertinage du théatre. […] Son berceau fut fouillé du sang de sa mere, & inondé avec toute l’Angleterre du sang le plus illustre que son pere faisoit couler à grands flots. […] Barthelemi, & louent le regne d’Henri VIII, qui fit couler plus de sang en détail que Charles IX dans ce jour funeste. […] sous quels auspices est née, & quel chaste sang a reçu la sainte vierge Elizabeth !

52. (1667) Traité de la comédie et des spectacles « Sentiments des Pères de l'Eglise sur la comédie et les spectacles — 5. SIECLE. » pp. 147-179

Voilà d'où procédait cet amour que j'avais pour les douleurs, lequel toutefois n'était pas tel que j'eusse désiré qu'elles eussent passé plus avant dans mon cœur et dans mon âme : car je n'eusse pas aimé à souffrir les choses que j'aimais à regarder ; mais j'étais bien aise que le récit et la représentation qui s'en faisait devant moi, m'égratignât un peu la peau, pour le dire ainsi ; quoi qu'en suite ; comme il arrive à ceux qui se grattent avec les ongles ; cette satisfaction passagère me causât une enfleure pleine d'inflammation d'où sortait du sang corrompu et de la boue. […] Saint Paul dit, que la grâce s'est montrée, qu'elle nous a enseigné à vaincre l'impiété, et à perdre les appétits déréglés ; qu'elle nous commande de vivre sobrement ; d'être pieux et justes dans ce monde, en attendant l'effet d'une bienheureuse espérance, et la venue de la gloire de Jésus, qui s'est donné lui-même pour nous à dessein de nous racheter, et de laver par son Sang un peuple agréable à sa divinité, et sectateur des bonnes œuvres. […] Dieu (dit l'Apôtre) est venu pour laver de son Sang un peuple agréable à sa Majesté, et amateur des bonnes actions.

53. (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — XIII. La Comédie considérée dans les Acteurs. » pp. 26-29

Est-ce connoître le prix du sang qui a été répandu pour nous ?

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