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429. (1608) Traitté contre les masques pp. 3-36

Ie croy estre necessaire & non superflu si par vn sainct aduertissement ie reitere les sermons des Peres qui m’ont devancé, & de verité il ne sera ni pesant ni ennuyeux pour l’aduencement de nostre salut de dire souuent & souuẽt ouyr choses vtiles & agreables à Dieu : Partant mestres chers freres, vous retenans dans la foy & deuotion acoustumee, tenans la voye de religion & chemin de verité, fuyez les destours des erreurs et mesprisez les masques diaboliques : car l’ame fidelle qui souhaitte la compagnie des Anges nee doit se plaire aux illusions des demons, & entre les seruiteurs de Dieu il n’y a nulle participation de la lumiere auec les tenebres, de la verité auec le mensonge, & de l’honneur auec le deshonneur, comme nous instruict le docteur des Eglises, disant, quel accord y a il de Iesus Christ auec Belial ? […] Lors que nostre Seigneur est ne pour nostre salut à l’instant de Diable a introduit contre l’honneur de Dieu infiniz pernicieux monstres de masquarades, pour rendre nostre religion ridicule, pour tourner la saincteté en sacrilege, & de l’honneur de Dieu faire iniure à Dieu mesmes.

430. (1644) Responce à deux questions, ou du charactere et de l’instruction de la Comedie. Discours quatriesme « Responce à deux questions, ou du charactere et de l’instruction de la Comedie. » pp. 100-132

Il y a eu des images de quelques Dieux, qui sembloient plustost venir de la main d’vn Charpentier que de celle d’vn Sculpteur, tant elles estoient grossieres & mal-polies : Mais on les faisoit ainsi tout expres ; & cette rudesse estoit de l’essence de la Religion, comme icy elle est de l’essence de l’Art.

431. (1765) De l’éducation civile « De l’éducation civile » pp. 76-113

Mais un démon, envieux du bonheur de la France, & la légereté, si souvent reprochée à notre Nation, vinrent troubler un si bel ordre ; les guerres sanglantes de Religion, absorberent les esprits pendant environ un siecle, & ne semblerent s’amortir que pour faire place au délire de l’imagination.

432. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VIII. Sentimens de S. Chrisostome. » pp. 180-195

On n’a point de religion, on n’en a qu’en paroles.

433. (1694) Décision faite en Sorbonne touchant la Comédie, avec une réfutation des Sentiments relachés d’un nouveau Théologien, sur le même sujet « Décision faite en Sorbonne touchant la Comédie. » pp. 1-132

Quatrièmement, il ajoute qu’on doit juger des Spectacles par le jugement que les Païens en faisaient, ils croyaient qu’un homme était devenu Chrétien quand il s’en abstenait. « Le refus20 , dit-il, qu’un homme fait d’aller aux Spectacles, est la marque par laquelle les Païens reconnaissent qu’il est devenu Chrétien, pour nous faire connaître que l’instinct de la Religion Chrétienne doit éloigner du Théâtre ceux qui en font profession. […]  » Il est vrai que dans le Canon 61 de l’Eglise d’Afrique, on demande aux Empereurs Théodose et Valentinien qu’ils défendent les Spectacles aux jours de Dimanches et autres grandes Fêtes de la Religion Chrétienne ; mais cela ne prouve pas que l’Eglise ait cru qu’ils fussent permis les autres jours, puisqu’il est marqué dans ce Canon que les Spectacles sont contraires aux Commandements de Dieu. « Qu’il ne soit point permis, dit le Canon48, de forcer aucun Chrétien à aller à ces spectacles qui sont contre les Commandements de Dieu. […] Dans un Synode de la Province de Tours de l’année 1583, il y a eu des Décrets qui ont été corrigés et approuvés par le Saint Siège, comme il est dit dans un Recueil53 des Décrets de la Province de Tours, par lesquels on défend sous peine d’anathème de faire les jours de Dimanche des festins publics, des danses, etc. des Comédies, des jeux de Théâtres, et autres Spectacles de la sorte qui sont contraires à la Religion.

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