L’ECOLE DES MARIS, Autant cette Pièce est admirable par le génie de Molière son Auteur, autant je la trouve de mauvais exemple et pernicieuse pour les mœurs. […] La simple lecture de cette Pièce fait sentir qu’elle ne peut être admise sur un Théâtre où les mœurs sont respectés, d’autant plus que la représentation donne encore plus de force aux mauvais exemples qui n’y sont que trop répétés.
Si les Spectacles sont bons ou mauvais en eux-mêmes ? […] Or je dis qu’engager un Juge à faire une mauvaise action, c’est la faire soi-même ; et qu’il vaut mieux perdre une cause juste que de faire une mauvaise action. […] Les grands Acteurs portent avec eux leur excuse ; ce sont les mauvais qu’il faut mépriser. […] Cette révolution sera-t-elle bonne ou mauvaise ? […] Nous en aurons donc d’abord de mauvais et nous serons d’abord de mauvais juges.
Ces enfans sont, sans contredit, les piliers & les protecteurs nés des Trétaux : ils peuvent, ces Garnemens fortunés, ils peuvent, sans nul souci, se vautrer sur la litiere de tous les Tripots, de tous les mauvais lieux de la Capitale, &, à coup sûr, les Spectacles du Boulevard ne sont pas les moins mauvais. […] 4.° Ces Spectacles sont utiles aux vues de la Police, pour la recherche des mauvais sujets, des vagabonds, &c. […] de Querlon, la fureur immodérée des mauvais Spectacles ? […] Mais est-il vrai que les Trétaux servent à faire découvrir les mauvais sujets ? […] le Batteux, la facilité de sentir le bon, le mauvais & le médiocre, & de les distinguer avec certitude.
Voici les réponses de Voltaire, on lui eût rendu service de ne pas les mettre au jour ; c’est un vieillard qui radote, un malade qui est de mauvaise humeur ; & ce n’est pas moins un radotage & un délire dans ses adorateurs, de récueillir ses mauvaises phrases. […] On m’a instruit, mon cher ami, du beau tour que vous m’avez joué, il m’est impossible de vous rémercier dignement, & d’autant plus impossible, que je suis assez malade, il ne faut pas vous témoigner sa reconnoissance en mauvais vers, cela ne seroit pas juste ; mais je vous dirai ce que je pense, en prose très-sincere : c’est qu’une telle bonté de votre part, & de celle de Mlle. […] De ces vers & de cette prose, aussi mauvais l’un que l’autre, de ce fairas de bile, de faussetés, de fanfaronnades, de répétitions, de choses basses, & c. qui suffisent pour dégrader la fête, le héros, les adorateurs & la prétresse : Apollon ne dira jamais, je chantois, Voltaire écrivoit. […] Le Lieutenant de la police de Rouen & de Paris, qui connoît le genre de gloire qui s’y distribue, & à quel genre de combattans, doit rire en apprenant à quelle maison le grand Voltaire doit sa gloire ; il n’a paru aucun grand Prêtre à la cérémonie, à qui donc Voltaire écrit-il sous ce nom ; il doit être bien engourdi puisqu’il faut le secouer, & lui faire enfanter quelques vers, qui sans doute ne sont pas mauvais, puisqu’il n’est pas juste de marquer sa reconnoissance en mauvais vers ; la secousse doit avoir été légere, ou sa léthargie bien profonde ; car ses vers sont bien mauvais. […] Chaque estampe est accompagnée de quelques vers Latins, & d’un grand nombre de vers François, en mauvais langage, & en dialogue, entre la mort qui appelle, & la personne représentée, qui apporte les raisons pour différer ce moment fatal, & la mort inexorable qui l’entraîne.
Aucun des Dictionnaires portatifs n’a daigné faire un article de ces deux femmes, il n’y a que celui des Femmes, soi-disant celebres, qui a transcrit leurs mémoires, pour grossir les volumes ; il les met au reste, en assez mauvaise compagnie. […] Nombre infini de mauvaises pensées, de mauvais desirs, de paroles, de libertés dans ceux à qui on a le malheur de plaire, ou pour ceux qui nous ont plu. […] Un regard, une pensée sur un objet défendu, sont des péchés ; un regard, un cheveu peut faire naître à quelqu’un, de mauvaises pensées pour séduire son cœur, & le blesser par l’amour. […] il paroît qu’il y avoit à Rome un Magistrat, & de compagnies de Guet à ses ordres, chargés de veiller nuit & jour, sur les incendies, pour les prévenir ou les éteindre ; & ce n’étoit pas seulement les incendiaires décidés, qui de propos délibéré mettoient le feu aux maisons, ce qui a toujours, été un crime capital ; mais encore ceux qui négligeoient de couvrir, d’éteindre le feu, qui en portoient négligemment, par la faute desquels le feu pouvoit prendre, sans aucune mauvaise volonté, que ce Magistrat devoit sur le champ punir sévérement, de son autorité, les faisant foueter ou fustiger : Virgis aut fustibus cædi jubet. […] Il est vrai qu’il peut n’y avoir que de la légereté, sans dessein de séduire personne, & le péché ne seroit alors que véniel, comme le remarque le même auteur ; mais il est rare que l’intention ne soit criminelle ; quoiqu’il en soit du motif, que le Prêtre qui donne la Communion ne peut démêler, & qu’il a droit de soupçonner mauvais, puisque l’action est mauvaise, le seul état où l’on oseroit paroitre dans le lieu Saint, pour une action si sainte, donne droit d’exclure la personne qui se présente si indécemment.