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228. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XVI. Il y a des divertissements plus utiles et plus décents que les spectacles. » pp. 138-149

Toute licence y était en horreur : par ce moyen, la vertu des femmes était à l’abri de toute occasion.

229. (1733) Theatrum sit ne, vel esse possit schola informandis moribus idonea « Theatrum sit ne, vel esse possit schola, informandis moribus idonea. Oratio,  » pp. -211

S’agit-il d’inspirer le goût de la vraye pieté, ou l’horreur de l’impieté ? […] Tourmens cruels, morts effroyables, vous paroissez avec toutes vos horreurs. […] En verité, Messieurs, est il horreur pareille pour rendre le vice exécrable, ou charme plus humainement efficace pour faire aimer la vertu à des hommes ? […] qu’on employe le mal même à la guérison du mal, quand il sera de nature à exciter l’horreur, quand il faudra le vaincre, non par la fuite, mais par le combat, non par l’ignorance, mais par l’épreuve. […] Il disparoit en traînant après lui l’horreur & le châtiment.

230. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — Chapitre II. Du Philosophe de sans souci. » pp. 36-60

Tout Tonsuré par elle endoctriné Lui fait des vœux d’éternelle sotise, D’aveugle foi, d’horreur pour les travaux, Chez nous, ailleurs & dans tous les climats ; C’est en deux mots l’histoire de Midas. […]     J’ai condamné ces spectacles d’horreur, Bal, Opéra, Redoute, Comédie.

231. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE III. Suite du Mariage. » pp. 55-79

La présence de l’un m’est agréable & chère, Et l’autre par la vûe inspire dans mon cœur De secrets mouvemens de haine & de fureur, Elle m’est odieuse, & l’horreur est si forte… Cette fille ne péche pas par ignorance, elle connoît son tort : … Je sais, dit-elle, qu’il est honteux Aux filles d’expliquer si librement si leurs vœux. […] Il seroit inutile de souiller cet ouvrage par un recueil des traits répandus à pleines mains dans toutes les comédies contre le mariage, on n’a qu’à ouvrir les yeux & les oreilles, on ne lira, on n’entendra que des horreurs sur cette matiere.

232. (1768) Réflexions sur le théâtre, vol 7 « Réflexions sur le théâtre, vol 7 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SEPTIÈME. — CHAPITRE III. Théatre de S. Foix. » pp. 52-75

Au reste ces idées cent fois ressassées, de Mémoires & Lettres Persanes, Juives, Chinoises, Cabalistiques, Péruviennes, Espion Turc, &c. où sous le nom, les mœurs, les sentimens, les usages d’un étranger, on fait la satyre des nôtres, & on veut faire passer les folies, les horreurs de l’impiété & de la débauche, sous un masque qui la déguise, n’ont plus de sel aujourd’hui, & n’en imposent à personne. […] Voilà le caractère du siecle, & la prétendue décence des Comédiens de nos jours, une décence factice, une délicatesse de mots, qui voile les horreurs du vice, & assaisonne l’aliment de la corruption par un petit sel de modestie qui le rend plus piquant.

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