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55. (1694) Réfutation des Sentiments relâchés d'un nouveau théologien touchant la comédie « Réfutation des sentiments relachés d'un nouveau Théologien touchant la Comédie. » pp. 1-190

Voilà donc d’abord quelle doit être la fin de la Comédie, et celle que les Comédiens doivent se proposer ; mais est-ce celle qu’ils se proposent ? […] Ainsi si vos amis n’y sont engagés que par l’intérêt ou par le libertinage, vous ne pouvez pas dire que la fin de leur emploi soit le soulagement des hommes. Vous direz peut-être que quand même les Comédiens n’auraient pas cette fin, elle subsiste toujours dans la nature de leur emploi qui n’en a pas d’autre, et qu’il faut distinguer la fin de l’ouvrier de celle de l’ouvrage ; que celle-là peut subsister indépendamment de l’autre, tout cela est vrai. […] C’est ici où il faut parler plus particulièrement du premier dessein de la Comédie, de la fin, et de ses effets. […] Parce que la Comédie n’excite pas toujours les passions, vous avez cru, ou du moins dit, que sa fin et son dessein n’était pas de les exciter, et que si elle les excitait quelquefois, ce n’était que par hasard : et moi je prends le contre-pied, et je dis que si la Comédie dans l’usage ordinaire d’à présent n’excite pas toujours les passions, ce n’est que par hasard, parce que sa véritable fin et tout son but est de les exciter.

56. (1665) Lettre sur les observations d’une comédie du sieur Molière intitulée Le Festin de Pierre « APOSTILLE » pp. 33-57

Le roi, qui fait tant de choses avantageuses pour la religion, comme il l’avoue lui-même, ce monarque qui occupe tous ses soins pour la maintenir, ce prince sous qui l’on peut dire avec assurance que l’hérésie est aux abois et qu’elle tire continuellement à la fin, ce grand roi qui n’a point donné de relâche ni de trêve à l’impiété, qui l’a poursuivie partout et ne lui a laissé aucun lieu de retraite, vient enfin de connaître que Molière est vraiment diabolique, que diabolique est son cerveaul, et que c’est un diable incarné ; et, pour le punir comme il le mérite, il vient d’ajouter une nouvelle pension à celle qu’il lui faisait l’honneur de lui donner comme auteur, lui ayant donné cette seconde, et à toute sa troupe, comme à ses comédiens. […] La pièce de Molière va causer des désordres épouvantables, et le zélé réformateur des ouvrages de théâtre, le bras droit des tartufes, l’observateur enfin qui a écrit contre lui, parle à la fin de son ouvrage comme un désespéré qui se prend à tout. […] FIN l.

57. (1667) Traité de la comédie « Traité de la comédie — XV.  » p. 470

Ainsi l'on montre le chemin à celles qui seront possédées de la même passion de se servir des mêmes adresses pour arriver à la même fin.

58. (1675) Traité de la comédie « XV.  » p. 296

Ainsi l'on montre le chemin à celles qui seront possédées de la même passion, de se servir des mêmes adresses pour arriver à la même fin.

59. (1675) Traité de la comédie « XVI.  »

Car la fin qu'ils se proposent est de plaire aux spectateurs, et ils ne leur sauraient plaire qu'en mettant dans la bouche de leurs Acteurs des paroles et des sentiments conformes à ceux des personnes qu'ils font parler, ou à qui ils parlent.

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