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154. (1694) Sentiments de l’Eglise et des Pères « CHAPITRE II. Excellentes raisons qui ont porté les Pères de l’Eglise à condamner les Comédies, et à les défendre aux Chrétiens. » pp. 12-28

Auront-ils l’impudence de dire qu’ils ne la regardent pas avec un mauvais dessein, lorsque leur voix, leurs gestes étudiés, et la douceur de leur chant les porte à la volupté ?

155. (1757) Article dixiéme. Sur les Spectacles [Dictionnaire apostolique] « Article dixiéme. Sur les Spectacles. » pp. 584-662

Tout ce qui se fait dans les représentations malheureuses, ne porte qu’au mal, dit saint Chrysostôme : les paroles, les habits, le marcher, la voix, les chants, les regards des yeux, les mouvemens du corps, le son des instrumens, les sujets mêmes, les intrigues des comédies ; tout y est plein de poison, tout y respire l’impureté. […] On y voit les plus grands crimes flattés & déguisés d’une maniere à les faire aimer ; les passions les plus dangereuses ménagées avec art pour les faire plus aisément entrer dans le cœur, soutenues d’ailleurs par des exemples illustres & par d’heureux succès ; tout cela est exposé aux yeux des spectateurs par des personnes parées fort immodestement, qui donnent aux maximes pernicieuses qu’elles débitent dans les rôles qu’elles jouent, tout l’agrément du chant & de la déclamation, & qui ne prennent peut-être que trop souvent les passions qu’elles semblent feindre, ou du moins qui ne travaillent qu’à les inspirer aux autres. […] Tout ce qu’on voit, tout ce qu’on entend sur le théâtre ne s’adresse qu’aux sens & à la cupidité, parures, décorations, chants, harmonies, assemblées, tout tente ; & à force de goûter ce qui enchante, on trouve des charmes dans les piéges, & on se sait bon gré d’être tenté. […] Et ces oreilles auxquelles retentit encore l’accord enchanteur d’une symphonie molle & séduisante, comment écouteront-elles le chant modeste des pseaumes ?

156. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre prémier. — Chapitre III. Origine des Théâtres. » pp. 22-49

Le particulier à qui appartenait les vignes ravagées, célébra sa joie avec toute sa famille, par des danses & par des chants ; ses voisins prirent part à son bonheur.

157. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre II. L’Exposition, le Nœud & le Dénouement. » pp. 183-210

Le Poème Epique est le seul Ouvrage de Littérature dont le commencement doit être modéré ; encore ne s’agit-il que du stile & de l’invocation, car l’on peut y mettre de grandes passions, des événemens considérables, dès le prémier Chant, aussi-bien que dans le cours du Poème.

158. (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique —  CHAPITRE VIII. Dans quelle Nation la Poësie Dramatique Moderne fit-elle les plus heureux progrès ? » pp. 203-230

L’ancien Caton regarda avec un sage mépris Rome apprenant les Arts de cette Grece qu’elle avoit vaincue ; notre Théâtre a eu trop longtems l’obligation de sa durée à des Piéces transportées de la France, ou à des Chants Italiens ; osez vous-mêmes penser : & pour affermir votre Théâtre, livrez-vous à votre chaleur naturelle, Dare to have sense your selves, assert the stage.

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