Tellement que12 Platon n’a pas dit sans raison, qu’elle rendait mols comme cire, les esprits les plus relevés, et les livrait captifs aux vices, les destinant de toutes forces pour y résister, parce qu’elles attachent et clouent les âmes contre la terre, afin qu’elles ne s’en puissent relever. […] La terre est couverte de corps morts ; les rivières sont rouges de sang humain en plusieurs endroits. […] Toute la tête est en douleur, et tout le corps est amatti fa. » Gardons qu’il n’ajoute, pour nous comme pour les autres, « Votre pays n’est que désolation, et vos villes sont en feu ; les étrangers dévorent en votre présence votre terre. » Or pource que ces temps sont semblables à ceux auxquels les Goths et les Vandales Aryens, ravageaient tout l’Empire Romain, et auquel cependant, on ne pouvait obtenir de ceux qui portaient le nom de Chrétiens Orthodoxes, un vrai amendement de vie : tellement, que comme on fait à présent, aussi se jetaient-ils en toutes sortes de dissolutions ; auquel temps, sous le règne de l’Empereur Zénon, l’an CCCCLXXX Salvien Prêtre de Marseille, représenta la justice des jugements de Dieu, et sa providence au milieu de toutes ces confusions, rédargantfb avec une sainte liberté, les excès et égarements semblables à ceux de notre temps, même en ce qui concerne les jeux publics des Théâtres. […] Paux = pals – les pieux fichés en terre, utilisés comme arme défensive.
A quoi l’autre ayant répondu, que ce n’était qu’en jeu, Solon là-dessus, frappa la terre avec un bâton qu’il tenait en sa main, en témoignage de courroux et prononça ces mots, « Mais en louant et approuvant de tels jeux, et de mentir à son escient, nous ne nous donnerons garde, que nous trouverons bientôt le mensonge en nos contrats et en nos affaires »Plutarque en la vie de Solon. […] cd d’entrer en une juste frayeur que « Dieu ne se courrouçât contre eux, et qu’il ne les fît périr », leur faisant remarquer au sujet de la famine qui alors les ravageait, « que le Ciel d’airain et la terre de fer leur marquaient son indignation contre eux », leur demande en suite, « jusques à quand ils seraient endurcis de cœur ? […] C. étant en terre n’approuvait pas que cet Ennemi s’ingérât de lui rendre témoignage, de là-haut il impose le même silence à ses Ministres, qui entreprendraient de parler de lui, et leur défend de rien « réciter de ses statuts, et de prendre son Alliance en leur bouche »Pseau. 50. […] De fait, lorsqu’il est question d’une action, il faut s’enquérir, non pas si elle est en vogue à la Cour d’un Prince, mais si elle est selon Dieu, et conforme aux enseignements qu’il nous donne en sa Parole ; autrement si la conscience de quelqu’un lui dit que Dieu y est offensé, et son Eglise scandalisée, l’exemple de tous les Princes de la terre ne le doit pas emporter dessus le devoir.
Il ne mesloit pas le Ciel auecque la Terre, quand il se joüoit auec ses enfans, ou qu’il entretenoit sa femme de l’œconomie de sa maison.
On les couvrit ensuite de terre nouvelle & choisie, dont la loüable substance ayant reveillé, la seve de ces troncs transplantez, leur fit bien-tost jetter de nouvelles faciles.