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26. (1767) Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs « Essai sur les moyens de rendre la comédie utile aux mœurs — TROISIEME PARTIE. Des obstacles qui s’opposent parmi nous à la perfection de la Comédie. » pp. 57-75

Cela suffit, on conclut ou on rompt le marché, suivant la quantité d’or qu’on trouve ; de-là ces alliances disproportionnées qui se contractent tous les jours, ou le sang le plus pur est uni au sang le plus abject, pourvu que celui-ci possede des sommes d’argent proportionnées à la bassesse de son extraction ?

27. (1752) Traité sur la poésie dramatique « Traité sur la poésie dramatique — CHAPITRE IV. La Tragédie est-elle utile ? Platon condamne toute Poesie qui excite les Passions. » pp. 63-130

[Il n’y a que le moment même où nous lui voyons répandre du sang, où nous pouvons ressentir cette simple émotion que la Nature ressent en voyant tuer un homme] nous n’aurons point non plus une grande pitié pour des gens indifférens qui voudront se tuer les uns les autres. […] Il n’en dit rien, parce que son seul objet, est de recommander ce qui cause le plus d’émotion : si un ennemi tue son ennemi, la vue du sang en causera ; mais si un fils tue son pere, l’émotion sera bien plus grande. […] Je prens pour exemple l’Iphigénie Françoise : elle a dans toute la Piéce intéressé si vivement le Spectateur par ses vertus & sa douceur, que s’il voyoit à la fin couler son sang, il seroit indigné contre les Dieux qui l’ont demandé, contre le pere qui l’a accordé, contre les Grecs qui l’ont versé, & sortiroit mécontent. […] tout mon sang dans mes veines se glace. […] La pitié que nous inspire Joas, la crainte ou nous sommes qu’il ne soit la victime des Méchans, reveille en nous le zéle pour l’innocence opprimée, l’Amour pour le sang de nos Rois, & l’Amour de la Patrie, Amour qui renferme, comme dit Ciceron, tous les autres Amours.

28. (1733) Traité contre les spectacles « TRAITÉ CONTRE LES SPECTACLES. » pp. 145-246

On se rend à l’un et à l’autre de ces deux spectacles au sortir du temple ; où l’on a prodigué l’encens en abondance, et arrosé les autels du sang de plusieurs victimes. […] Car autrefois, comme l’on croyait, que les âmes des défunts étaient soulagées par l’effusion du sang humain, on immolait sur leur tombeau, de malheureux captifs, ou des esclaves mutins qu’on achetait exprès pour cela. […] Si nous sommes tels, qu’on nous suppose, prenons plaisir à nous repaître du sang humain. […] tandis qu’on se divertit à voir des hommes cruellement déchirés par des ours, ou deux gladiateurs s’accrochant l’un l’autre, et essuyant avec leurs éponges le sang qu’ils se font répandre ? […] Voulez-vous encore du sang répandu ?

29. (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — XI. Son opposition à l’Evangile. » pp. 23-24

celui qui bâtit une ville de sang, & qui la fonde dans l’iniquité.

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