Le principal personnage de cette pièce est un nommé Patelin ; ses fourberies, ses impostures et ses intrigues étaient si connues, qu’on en fit le sujet d’une pièce de théâtre.
La raison nous dicte donc de travailler à fortifier dans les Citoyens, un des deux principaux motifs des actions des hommes, qui est l’amour de la distinction entre nos pareils ; mais elle nous dicte en même temps les règles pour bien discerner les distinctions petites, vulgaires, incommodes au commerce, d’avec les distinctions précieuses qui procurent toujours la commodité et l’utilité des autres ; ce sont ces distinctions qui sont les seules véritablement dignes de louanges et désirables dans le commerce, il ne faut jamais que le désir de la gloire marche sans la connaissance de la bonne gloire ; or je suis persuadé que le théâtre bien dirigé par le Bureau des spectacles peut beaucoup servir à rendre les spectateurs non seulement très désireux de gloire et de distinction, mais encore très connaisseurs en bonne gloire et en distinction la plus précieuse afin que les hommes estiment de plus en plus l’indulgence ; la patience, l’application au travail, les talents et les qualités les plus utiles à leurs familles, à leurs parents, à leurs voisins, à leurs amis, à leur nation et au reste du genre humain.
Onze personnes sont assassinées par leurs amans ou leurs maîtresses, et dans six de ces pièces, le héros principal est un bâtard ou un enfant trouvé ; et toute cette masse d’horreurs a été entassée par deux auteurs parisiens dans six drames créés dans un espace de trois ans ! […] Le but principal de la pièce paraît être le mépris du catholicisme.
C’est cette concupiscence de la chair, qui ne vient pas de Dieu, mais du péché ; un des principaux devoirs d’un Chrétien, c’est de lui résister avec courage, de la combattre sans cesse, d’embrasser avec ardeur tout ce qui peut la réprimer & l’affoiblir. […] Lorsque nous opposons aux partisans du théâtre l’autorité de l’Eglise & les condamnations rigoureuses qu’elle a toujours portées contre la profession de comédien, ils nous répondent que ces condamnations ne sont pas universelles ; qu’il est des Eglises, & même des Eglises principales où les comédiens jouissent de tous les droits qui appartiennent à des Chrétiens & à des Catholiques.