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332. (1768) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre onzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre VII. Fêtes de Théatre. » pp. 169-185

Montgaillard & Gueret, on n’y ait donné des scénes qui seroient réjouissantes, si la Réligion n’y étoit intéressée, & apprît au monde qu’elle existoit tantôt avec l’Archidacre d’Olargues, & le Curé Taxil, tantôt avec l’Evêque de Toulon & l’Archevêque de Cambrai ; tantôt contre les Jésuites & le Procureur-général de Toulouse, qui fit exiler M.  […] L’Archidiacre qui a donné le branle à tout le Clergé, & un homme grave & savant, pieux, respecté, consulté de tout le Diocèse ; Official, Grand Vicaire, & non Grand-Vicaire ad honores, mais Grand Vicaire de confiance, chargé de toutes les affaires, décisionnaire de tous les cas de conscience, & gouvernant absolument le Diocèse, qui, à la vérité, n’est pas un monde ; car le Prêlat passe agréablement son tems à Saint-Chignan, jolie Bourgade où il y a un joli château, dans un climat plus doux, & une campagne bien cultivée, où il n’y a pas des carrieres de marbre. […] Il y a quelque tems que ce même Parlement avoit attribué à l’Hôtel Dieu, le profit d’une représentation chaque année, laissant à la sagesse des Administrateurs le choix du tems, & de la piéce ; ils choisissoient le tems du Carnaval, où il se fait le plus de folies, & la piéce la plus galante, pour attirer le plus de monde.

333. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE VIII. Sentimens de S. Chrisostome. » pp. 180-195

Les deux plus grandes villes du monde, Antioche & Constantiaople, où il sit successivement briller ses talens, & éclater son zèle, étoient aussi les deux villes les plus livrées à la fureur des spectacles, & quoique sous des Empereurs très-Chrétiens, après les règnes de Constantin & de Théodose, dont les loix sévères avoient épuré & réformé la scene, il se plaint avec raison des désordres, des excès, des dangers infinis qui en sont inséparables, & lui attribue la dépravation des mœurs qui déshonoroit le Christianisme dans ces deux capitales. […] comme s’il n’y avoit que les Religieux qui pussent mener une vie chrétienne, comme si la loi de l’Evangile n’étoit pas pour tout le monde. […] Mais le cadavre n’est pas immonde, & le péché imprime une tache que tous les fleuves du monde ne peuvent laver ; la contrition & la confession peuvent seules l’effacer.

334. (1763) Réflexions sur le théâtre, vol. 1 « CHAPITRE VII. De l’idolâtrie du Théâtre. » pp. 143-158

Un Païen qui viendrait de l’autre monde, y trouverait sa religion : un des premiers Chrétiens y verrait les mêmes horreurs qui lui faisaient détester le théâtre. […] Les grands du monde y vont avaler le poison à longs traits. […] Quel empire sur tout ce qu’il y a de plus grand dans le monde !

335. (1823) Instruction sur les spectacles « Préface. » pp. -

Mais pourvu que la gloire de Dieu soit vengée, nous ne nous mettons pas en peine de ce qu’en pensera le monde.

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