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26. (1722) Chocquet, Louis [article du Supplément au Dictionnaire Historique et Critique] « article » pp. 42-44

Autre Réponse de Sathan : » Prince dampne de tenebre & bruyne » Loup ravissant, ton hurlement ne fine » Que te fault-il ? […] » Prens plomb fondu, chaulx, soufre, & poix resine » Metail bouillant qui seront drogue fine » Pour destouper ta mauldicte rancueur. » Autre Discours de Lucifer. […] » Dyables obscurs chascun soit incite » Pour ces maraulx a la mort faire rendre » Si dessus nous les laissez entreprendre » Dieu pis yra pour nous dessus les rens » Pour ce Sathan vers eulx le chemins prens » Pense souldain de leur liurer bataille » Pour mettre a fin la maudicte canaille » Transporte toy aux prestres de la loy » Lesquels tousjous ayent lor & aloy » En recordant leur mauldicte auarice » De ces coquins donne bien la notice, &c. […] Le Savoir à la fin dissipant l’Ignorance Fit voir de ce projet la dévote imprudence.

27. (1754) La Comédie contraire aux principes de la morale chrétienne « La comédie contraire aux Principes de la Morale Chétienne. — XIV. La comédie considérée dans ses Spectateurs. » pp. 30-33

N’en est-ce pas un autre non moins digne d’être expié par la pénitence, que de contribuer à entretenir leur corruption, leur luxe & leur vanité par des sommes immensesVoyez la Note à la fin de cet Ecrit. […] Voyez la Note à la fin de cet Ecrit.

28. (1762) Lettres historiques et critiques sur les spectacles, adressées à Mlle Clairon « Lettres sur les Spectacles à Mademoiselle Clairon. — LETTRE V. » pp. 82-97

L’Ange des ténébres prévoyant, ajoute ce Saint Pere1, que les cruautés du Cirque devoient bientôt prendre fin, qu’on se lasseroit du combat des Gladiateurs, a inventé un nouveau genre de Spectacles non moins à craindre ; on n’attente plus aujourd’hui sur le Théâtre à la vie naturelle de l’homme, c’est à la vie de l’ame que l’on en veut ; les Auteurs dramatiques s’en prennent à l’innocence des mœurs, ils jettent dans tous les quartiers d’une grande Ville des semences de péché qui germent, poussent des racines, multiplient leurs branches, & dont les fruits causeront bientôt une corruption générale. […] Car, selon Horace2, ce grand maître de l’Art, sa fin est d’intéresser ; si vous n’employez la clef de mon cœur, pour le faire entrer dans les intérêts de votre passion, l’ennui m’endormira, ou bien j’éclaterai de rire, en me mocquant de vous. […] Astutia spirituum nefandorum prævidens pestilentíam Circi, jam fine debito cessaturam, aliam longè graviorem, quâ plurimûm gaudet, ex hâc occasione, non corpo ribus, sed moribus curavit immittere.

29. (1715) Dictionnaire de cas de conscience « COMEDIE. » pp. 739740-750

La Comédie, à parler régulièrement, est un Poème Dramatique qui représente une action commune et plaisante, dont la fin est gaie, qui d’une manière ingénieuse, corrige les défauts des hommes ; et divertit par la peinture naïve qu’elle fait de leurs différents caractères. […] sub fin. […] « Ludi scænici, spectacula turpitudinum et licentia vanitatum … astutia spirituum nefandorum, prævidens illam pestilentiam (idolatriæ) jam fine debito cessaturam .… aliam longe graviorem .… non corporibus, sed moribus curavit immittere. […] Parce que l’espérance de remporter quelques-uns des prix, qu’on y distribue à la fin à ceux qui les ont mérités, les porte à étudier avec plus de soin. 4°.  […] sub fin.

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