Le théatre ne s’occupe de ce masque de religion que pour le tourner contre la vertu, en confondant la piété fausse avec la véritable, jouant l’une par l’autre par le ridicule & l’odieux dont injustement il la couvre : triste & unique fruit de la comédie du Tartuffe, si vantée, si courue par les libertins, qui en a fait une infinité, & n’est bonne qu’à en faire, sans corriger aucun hypocrite, & qu’on voit acquérir plus de vogue à mesure que la religion & les mœurs se perdent. […] L’esprit n’est plus qu’un faux brillant, Les caresses qu’un faux semblant, Fausse gloire, fausse grandeur, Par-tout loge le faux honneur, Par-tout on voit fausse noblesse, Faux airs, fausse délicatesse ; Vertu nous montre un faux maintien, Clindor un faux homme de bien, Le cœur est faux chez Amarante, Lise est une fausse savante, Fausse apparence, faux dehors, Faux bruits, faux avis, faux rapports, Les graces un faux étalage, Les promesses un faux langage. […] Je sais qu’il n’a pas le premier formé des hommes faux & hypocrites, peut-être même un esprit faux & hypocrite contribua-t-il à le former ; mais il en a beaucoup augmenté le nombre, instruit, façonné, aguerri les coupables. […] Quel Chrétien peut se résoudre à être, même en masque, idolâtre, magicien, démon, fausse divinité, une Vénus, un Pluton, un Vulcain, un Bacchus, un Mahométan, un blasphémateur, un impie, Julien l’Apostat, Mathan, Mesence ?
La fausse éloquence. […] Les effets des fausses études. […] Ceux-ci dans leur superstition craignaient leurs faux Dieux ; et cette crainte mettait des bornes à leurs passions. […] Cependant cette fausse éloquence n’est rien en comparaison de l’orgueil qu’elle inspire. […] Peut-on dire qu’on a donné à ceux-là la connaissance des vrais et des faux biens ?
Les dieux, les autels, les prodiges, les prêtres n’y paraissent que pour être la matière d’un indigne parallèle : ils n’y sont soufferts que pour engager adroitement les spectateurs à confondre avec de faux cultes le culte véritable, et n’y sont marqués que du sceau de la haine et du mépris. Sous l’emblème des fausses religions on attaque la véritable : Mahomet, les Vestales, Eugénie, Argillan, Virginie, Olinde, Sophronie, l’honnête Criminel, les Lois de Minos, les Guèbres et beaucoup d’autres en sont des preuves. […] Ces tableaux tragiques remplissent l’imagination d’idées fausses qui affaiblissent presque toujours dans l’âme des spectateurs le respect qu’ils doivent avoir pour elle. […] Ce comédien, disciple de Lucrèce, fait paraître dans le Tartuffe le plus perfide et le plus scélérat de tous les hommes avec tous les dehors de la piété ; les ridicules forcés qu’il jette sur la fausse dévotion retombent sur la vraie dévotion par les applications que la malignité en fait à ceux qui professent celle-ci de bonne foi.
Son accusateur prétend prouver que ce prêtre a spéculé sur les malheurs d’une auguste victime de la révolution7, et qu’au moyen d’un faux matériel, il en a tellement imposé, qu’il est parvenu d’abord, à certaines époques, de ramasser à son profit d’abondantes aumônes ; et profitant d’un crédit usurpé, il aurait enfin obtenu l’une des meilleures cures de Paris, qui n’aurait dû être confiée qu’aux talents et à la science, unis à la vertu. […] En attendant il doit s’éloigner de son emploi, sous peine d’être violemment soupçonné du crime de faux ; telle est la conduite qui devrait lui être imposée tant que l’accusation d’imposture pèsera sur son front ridé, qui jusqu’alors repousse la vénération et le respect qui sont dus au poste qu’il occupe. […] de Sénancourt ne sait donc pas que ce principe qu’il professe, se trouve inscrit positivement et clairement dans les constitutions de l’infâme société des jésuites dont on ne saurait trop dévoiler les doctrines fausses et horribles ainsi que tant d’auteurs l’ont prouvé et pour ainsi dire inutilement, tant est grande leur influence ! […] La fausse communion de la Reine, soutenue au moyen d’un faux, etc., in-8° de 24 pages. […] Mémoire au Roi, sur l’imposture et le faux matériel de la conciergerie, etc., in-8° de 30 pages.