« Non fiant ludi theatrales, spectaculæ, aut tragediæ, nec choreæ, etc. […] Bien plus, le Concile de Sens (en 1528.) défend d’employer des acteurs ou des violons, et autres instruments du théâtre, dans les motets qui se chantent dans l’Eglise, et même de les y laisser entrer : « Prohibemus ne Histriones aut Mimi intrent Ecclesiam ad pulsandum tympano, cythara, aut alio instrumente musicali. » D’où il est aisé de conclure qu’on ne doit pas souffrir que les Organistes, Musiciens, ou instruments du Chapitre, aillent chanter ou jouer au théâtre.
Thomas dit que c’est une chose mauvaise de foi, c « qu’une femme s’habille en homme, ou qu’un homme s’habille en femme » : De se vitiosum est quòd mulier utatur veste virili, aut è converso ; principalement parce que cela peut donner lieu à l’impureté, & que cela est défendu par la Loi en termes exprés, à cause que les Païens se servoient de ce changement d’habits pour la superstition de leur idolatrie ». […] Non licet , dit ce Concile, Calendis Januariis vetula aut cervolo facere. Et Saint Eloi ; Nemo in Calendis januariis nefanda aut ridiculosa, vetulas aut cervolos, vel jocticos faciat. […] C’est par ce moïen que les ministres de cet esprit de tenebres trompent & séduisent les hommes. » Voilà ce qui a fait dire à Conradus Clingius, sçavant Theologien & celebre Predicateur de l’Ordre de saint Françoisa, que la danse n’est autre chose qu’un cercle dont le diable est le centre, & les démons la circonference ; & par consequent qu’il arrive rarement, ou plûtôt qu’il n’arrive jamais, qu’on danse sans peché : Chorea mundana est circulus, cujus centrum est diabolus, & circumferentia Angeli ejus circumstantes ; & ideo rarò aut numquam sine peccato fit.
Si quid in convictu asperum, in sermone putidum, in cultu agreste, in vestitu abnorme ; si quid in aliqua vitæ parte, aut ullo in genere insolens, vel insulsum, ultra vel citra decorum, nonne id totum improbat & castigat ? […] Credas revoluto sæculorum ordine, & contracto locorum spatio, te repente in ea translatum esse loca, & tempora, ubi res quæque acta est, aut renovatâ mundi scenâ rem ipsam renovari coram te, & denuo peragi. […] Adsunt tibi facinorosi & illustres rei, quales olim fuerunt in vivis conspicui, aut etiam magis, quàm fuerant aspectabiles. […] In tuo conspectu dant scelerum pœnas, vel sumunt ipsi de se, orbati oculis, confossi gladiis, aut vexati tædis Furiarum ardentibus, id est acerbissimis conscientiæ stimulis excarnisicati. […] Quod dixit Horatius, aut prodesse Poëtas velle, aut delectare , sic interpretamini, ut relictâ priori parte, quæ potior est, alteram, quæ deterior, sequamini unicè, vel præcipuè ; & oblectationem popularem utilitati publicæ anteponatis.
« Nemo servus potest duobus Dominis servire : aut enim unum odio habebit, et alterum diliget : aut unum sustinebit, adhærebit, et alterum contemnet : non potestis Deo servire et mammonæ. » « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera et se soumettra à l’un et méprisera l’autre.