Les dépenses qu’on fait pour les funérailles s’étendent jusqu’aux Perroquets, l’amitié singuliere du grand Prince pour un de ces oiseaux, fit croire que l’ame de quelque Monarque avoit passé dans son corps, qu’il falloit lui rendre des honneurs proportionnés à sa dignité, on éleva une grande pyramide où l’on montoit par degrés, il y avoit au haut une plate forme ; pour y brûler le corps de l’oiseau, qu’on y porta dans une cage d’or. Cette Fête dura huit jours, pendant lesquels les Talapains se succédoient pour faire leur priere, on jettoit au peuple des piéces de toile, des vases de cuivre, des miroirs de la Chine ; enfin la fête se termina en réduisant en cendre le défunt Perroquet, dont les funérailles surpasserent en magnificence celle des principaux Officiers de l’Etat, son ame passa sans doute dans le corps de quelque Monarque.
Par les traits frappans de l’un, ils jettent dans l’ame le trouble & la terreur.
Et si ce Grand pénétré des sentiments qu’il a puisés au pied de l’Autel, va porter dans la nuit profonde des cachots ce feu que nourrit son ame, quel bien ne produit pas le zele de cet homme religieux !
On a raison d’appeller des joueurs dans ces assemblées, afin que l’ame étant occupée par l’oreille, les yeux ne s’offensent pas de tant de mouvement irreguliers : cela veut dire, qu’une folie en couvre une autre.