/ 466
389. (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre VII. Autre suite de diversités curieuses. » pp. 173-202

C’est une occasion unique, ces pieces doivent être bien écrites, & doivent être insérées dans les registres des deux compagnies. […] Dans la Préface des deux Reines, piece peu vraisemblable, mais bien écrite, instructive & décente, M.

390. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-huitieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre I. Mêlanges Dramatiques. » pp. 8-39

des Noyers, toute pleine du Théatre, comme il paroît par ses écrits, étoit digne d’avoir ce goût. […] On voit une personne qui écrit par besoin, & voudroit être plaisante ; qui prend au hasard tout ce qui tombe sous sa main, & invente ou ajoute des circonstances factices pour se faire lire.

391. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quinzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littéraires, sur le théatre. — Chapitre II. Suite d’Elisabeth d’Angleterre. » pp. 33-82

L’Ambassadeur crut le mariage certain, & l’écrivit à Madrid ; mais quelques jours après ayant demandé de le conclure, on le paya de vaines défaites : C’est une anguille, écrivit-il, qui échappe quand on croit la tenir ; c’est une Comédienne qui parle beaucoup, & ne dit rien, & se joue de tout le monde. […] La mort de Marie fut bien différente, elle mourut en Sainte, son arrêt lui fut signifié la veille pour être exécuté le lendemain, elle s’y disposa avec une présence d’esprit, une tranquillité, un courage héroïque ; elle relut son testament, écrivit au Roi de France, au Duc de Guise son parent & à son Confesseur qu’elle demanda.

392. (1757) Article dixiéme. Sur les Spectacles [Dictionnaire apostolique] « Article dixiéme. Sur les Spectacles. » pp. 584-662

On se trompe de dire que l’Evangile, que l’Ecrire sainte ne condamnent nullement ces divertissemens profânes : ils ne les défendent pas en particulier, quelque part, parce qu’ils les condamnent par-tout ; car, que signifie autre chose, tout ce que l’Ecriture sainte dit de la pureté du cœur, qui est comme la base de la vie chrétienne ; tout ce qu’elle dit de la mortification des sens, de la légereté de l’esprit, de la foiblesse de la chair, de la force des passions, de la malice, & des ruses du tentateur, du danger de s’exposer aux moindres occasions d’être tenté ; enfin, tout ce qu’on dit de l’attention, & de la vigilance sur les desirs, de la modération des plaisirs, de la perversité des maximes & des joies mondaines, de sorte que tout l’Evangile lui-même est une manifeste condamnation des spectacles si communs dans notre siécle. […] Noms des Auteurs & des Prédicateurs qui ont écrit & prêché sur ce sujet. […] Ils sont persuadés que vous y avez renoncé, & ils nous répondront en nous citant les premiers écrits de nos Docteurs à leurs Césars : nos Peres y protestoient en effet qu’on les trouveroit par-tout les premiers pour le service de l’Etat ou de l’Empire, sur la terre, sur la mer, dans le commerce de la société, sur les tribunaux, dans les armées ; qu’il n’y a que deux endroits où ils font profession de ne jamais paroître, que quoiqu’on fasse pour les y forcer on ne les y verra jamais, dans les Temples & sur les théâtres. […] Brûlez donc auparavant tous ces écrits licencieux, ces poësies libertines, tous ces Ouvrages qui ne respirent que l’irréligion & l’athéïsme, opprobre, hélas ! […] Chrétiens, s’écrioit Tertullien en finissant le beau Traité qu’il a écrit sur cette matiere, Chrétiens, si vous aimez les spectacles, si vous ne pouvez vous en passer, nous en avons à vous donner.

/ 466