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145. (1576) De la Censure. pp. 611-613

 » Si on dit que les Grecs, et Romains permettaient les jeux : je réponds que c'était pour une superstition qu'ils avaient à leurs Dieux. mais les plus sages les ont toujours blâmés. car combien que la Tragédie a je ne sais quoi de plus Héroïque, et qui moins effémine les cœurs des hommes, si est-ce toutesfois que Solon ayant vu jouer une tragédie de Thespis, le trouva fort mauvais : de quoi s'excusant Thespis disait, que ce n'était que jeu, Non, dit Solon, mais le jeu tourne en chose sérieuse, beaucoup plus eût-il blâmé les comédies, qui étaient encore inconnues. et maintenant on met toujours à la fin des tragédies, (comme une poison ès viandes) la farce, ou comédie.

146. (1825) Des comédiens et du clergé « Des comédiens et du clergé. —  piété et bienfaisance d’un comédien.  » pp. 365-370

Beauchâteau fut moins étonné de ce récit que sa femme ; elle l’avait écouté avec une attention inquiète ; à la fin, ses doutes étant éclaircis, elle ne put retenir son émotion ni ses larmes, et se précipita dans les bras de cette dame en disant : Ma chère tante !

147. (1715) La critique du théâtre anglais « CHAPITRE V. Remarques sur L’Amphitryon, Le Roi Arthur, Don Quichotte et Le Relaps. » pp. 302-493

D'Urfey a grand soin d’avertir que Sancho est un madré paysan, un dessalé, un fin merle. […] Mais pour un aveugle toutes les couleurs se ressemblent ; une peinture grossière et une peinture fine sont à son égard la même chose. […] Lovelace se retire au commencement du quatrième Acte, et on n’entend plus parler de lui que vers la fin du cinquième, où il se montre pour disparaître aussi tôt. […] Si des fibres ont le goût très fin pour sentir les choses, elles ont donc en vérité plus de discernement que notre Poète n’a de jugement. […]  » Tertullien qui vivait vers la fin de ce même siècle, est éloquent sur les spectacles.

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