Le Tasse, qui est l'auteur de la pastorale la plus belle et la plus délicate qui fût jamais, n'a pas cru se pouvoir dispenser d'introduire un satyre dans son Aminte, se faisant en cette occasion une espèce de religion de son immodestie.
Pourquoi l'accoutumance à voir toutes les merveilles du monde et de la nature dont Dieu est l'auteur, les lui a-t-elle rendues moins estimables et moins précieuses ?
Heureux, alors, heureux ceux qui auront su être sages à temps, qui, renonçant à des plaisirs captieux et funestes pendant ce court passage qu’on appelle la vie, auront persévéré, avec l’aide de Dieu, dans l’accomplissement des divers devoirs qui leur ont été assignés, qui n’auront cessé de rendre à l’auteur de tout bien de dignes et pieuses actions de grâces pour les bénédictions non méritées que, dans sa bonté paternelle, il a daigné répandre sur eux !