Quand on n’aurait pas à imputer à un auteur d’une tragédie tous les mauvais sentiments qu’il étale, il y a des affectations qui découvrent ce qu’on doit mettre sur son compte. » Il n’arrive que trop souvent qu’ils emploient, sans détour, le langage de l’impiété ; il faut des traits hardis pour réveiller l’attention, et pour flatter le goût peu chrétien du siècle.
C’est dommage que les jours d’un si beau siècle aient été obscurcis par ce nuage, et que parmi tant de grands hommes qui l’ont illustré, on compte plusieurs Auteurs et plusieurs Acteurs dont les talents mieux employés lui auraient été plus glorieux et plus utiles, et qui prostitués au théâtre ne peuvent que faire verser des larmes à la vertu. […] C’est ce que remarque l’Abbé Dugué, Auteur estimable à bien des égards, et de tout un autre poids que Boursault, dans un fort bon livre, l’Institution d’un Prince (Tom. […] Communément fort peu endurants, ils savent se faire respecter ; l’Auteur et l’Acteur ne tarderaient pas à se repentir de leurs mauvaises plaisanteries.
Nous y avons été forcés en quelque sorte, pour entrer dans le détail des usurpations qu’ils ont faites sur le public, sur les Auteurs & sur le Théatre.