Ce fameux satirique faisant le portrait d’un Magistrat de province livré à ses plaisirs, et qui par les honneurs attachés à son rang se croyait un homme d’importance, disait de lui : « Sese aliquem credens Italo quod honore supinus, His manè edictum, post prandia Calliroen do.
Il se contente de dire, « c’est une contradiction dans nos mœurs, d’un côté, de laisser l’infamie attachée au spectacle, et de l’autre, de regarder les représentations comme des exercices dignes d’un Roi ».
Ce Prince le goûta, lui fit des présens, voulut se l’attacher : mais Arétin ne voulut pas quitter l’Italie, & les malheurs de François I. lui firent oublier un libertin qui n’eut point fait l’éloge de ses mœurs ni la gloire de son regne. […] Il applique cette réflexion au nom de grand qu’on attache à des gens qui n’ont qu’une grandeur populaire.
La Princesse, facile par indolence, ne pensoit que d’après ce qu’elle aimoit ; mais, très-politique par caractere, elle tenoit dans l’esclavage tout ce qui lui étoit attaché. […] Il n’y eut de véritablement touchant que la mort de sa mere, Princesse remplie de religion, & sort attachée à la Reine, sa fille lui fit faire des démarches peu mesurées qui la firent exiler.
Si des exemples attachés à des Lettres mortes, confiés à des dépositaires inanimés, ont toutefois une sorte d’ame, un reste de leur antique chaleur ; quelle sera leur force & leur vie lorsqu’ils renaîtront dans l’action, qu’ils seront vivifiés par le feu du mouvement, qu’ils parleront eux mêmes, au cœur, à l’oreille, à l’œil, avec toute la grandeur des sentimens, avec tous les charmes de la voix, avec toute l’éloquence du geste ? […] L’Histoire est astreinte au temps, au lieu, à l’ordre des évenemens, pour les y attacher. […] Elle doit s’attacher à profiter en amusant : elle ne s’occupe qu’à plaire, fût-ce en se rendant nuisible.
En choisissant si mal ses armes, Fagan en fournit contre lui-même par les aveux que lui attache la force de la vérité, & les erreurs où il se jette pour la combattre.
» Concluons, que le Poète ne doit s’attacher qu’à bien écrire l’Ariette, sans y faire entrer des pensées trop délicates.
Dans ces représentations dévotes, des hommes se faisaient réellement déchirer à coups de fouet, couronner d’épines, attacher avec des cordes à une croix.
« La Religion n’est pas aussi ennemie du plaisir qu’elle le paraît ; il lui sert souvent d’appas pour attirer et s’attacher les hommes.
Aussi Madame de Motteville, qui fut toute sa vie attachée à la Cour, ne parle de cette prétendue décision qu’en doutant et en gémissant : Si cela est, malheur à nous, dit-elle.
Nous ne devons pas considérer dans quelle proportion nous prenons part à cet acte, et si nous contribuons plus ou moins que des milliers d’autres individus ; nous devons regarder la chose en elle-même, et nous considérer comme coupables de tout le mal attaché à cet acte ou provenant de cet acte.
Il honora les Comédiens, leur donna des habits de soie, et sans se mettre en peine de l’infamie attachée à leur profession, il en choisit un pour être Préfet du Prétoire. […] Ovide n’était pas certainement attaché à une morale sévère ; néanmoins dans sa fameuse Apologie adressée à Auguste Trist[ia]. […] Alipe les aimait avec ardeur, il s’attachait principalement aux jeux du Cirque, qui certainement étaient les moins dangereux. […] Saint Charles, dans le Traité qu’il fit composer contre les danses et la Comédie, s’est principalement attaché à démontrer cette proposition, et après bien des preuves de toute espèce, « Il paraît clairement de toutes ces preuves, dit ce Saint Cardinal Cap. 14. […] » Il s’agit apparemment ici de ces bâtons au bout desquels on attachait des Images qu’on portait aux maisons des Laïques, abus déjà condamné par un Synode de Paris de l’an 1557. ainsi que nous l’avons déjà remarqué.
Attachée aux Maximes de l’Évangile, vous ne craignez rien tant que de vous en écarter ; & ayant porté le joug du Seigneur, dès la plus tendre jeunesse, vous ne voudriez pas pour tous les plaisirs du monde, risquer le salut de votre Ame. […] » Un Auteur élevé dans la morale Chrétienne, ne sauroit, sous quelque prétexte que ce puisse être, concourir à l’entretien du Théatre, sans se rendre lui-même responsable des inconvéniens, & des abus, qui y sont attachés ; ni contribuer à l’entretien des Acteurs, sans partager le mal qu’ils causent & qu’ils sont.
Je crois vous avoir démontré ci-dessus en citant Britannicus que notre goût pour l’amour n’était pas condamnable en lui-même, qu’au contraire les Auteurs Dramatiques auraient tort de ne pas respecter et profiter d’un des avantages de nos mœurs sur celles des autres peuples, qu’ils s’étaient sagement attachés à nous apprendre le parti que nous pouvions tirer en faveur de la vertu de notre penchant à l’amour, en indiquant aux cœurs bien faits les objets auxquels ce penchant doit les attacher ; et je crois qu’en ce cas il est aussi sage de défendre l’amour et de forcer les pédants à le reconnaître pour un sentiment sublime et délicat, qu’il serait absurde d’applaudir l’attachement intéressé d’un vieux avare pour une jeune personne, lorsqu’il n’évalue pour quelque chose les charmes de sa Maîtresse qu’après avoir fait attention à son coffre-fort, que la Vertu, la bonne conduite, l’économie ne lui paraissent pas dignes d’entrer en compte et qu’il passerait volontiers tous les vices à l’objet de son amour pourvu qu’elle eût autant d’écus que de mauvaises qualités.
Mais si les lois s’étendent jusqu’à régler les appointements de chaque sujet en sorte que le Théâtre lui procure suffisamment de quoi vivre, c’est alors qu’elles pourront s’appesantir avec justice sur les gens de mauvaise vie attachés au spectacle comme sur les autres citoyens dont les mœurs sont corrompues. […] Je me suis attaché à rendre le spectacle décent et respectable, à en faire une ressource pour des orphelins bien nés à l’éducation desquels on emploierait certains fonds indiqués.
Il a bouleversé tous les principes des mœurs, & a rompu tous les liens, qui attachent les hommes à Dieu, à leurs Supérieurs, à leurs égaux… Dans la Poësie, il a souvent prostitué son talent à l’impiété, & aux obscénités les plus infames… Voltaire impie acharné, qui a abusé de tous ses talens, pour se rendre le corrupteur de son siécle, & dont la mort aussi détestable que la vie, l’a fait rejetter avec horreur de la sépulture Chrétienne, qu’on n’a pu lui procurer, que par subtilité, dans un pays éloigné &c &c &c. » Un tel homme, Madame, n’étoit-il pas fait pour épurer nos Théatres ? […] Je pouvois, sans doute, exclure celui des Poëtes Dramatiques, & de tous ceux qui sont attachés aux Théatres par goût, par intérêt, ou par passion. […] C’est, dit-il, une personne pieuse, attachée aux devoirs du Christianisme.
» : « Peut-onb , dit-il, un aveu plus fort de la méchanceté de ces spectacles, que la note d’infamie qui est attachée à ceux qui les font, quelques plaisants et agréables qu’ils soient d’ailleurs » : D’où il infère Ibid. […] Et il conclut en disant : Nous avons une autre musique bien meilleure que celle-là, et qui nous porte à nous attacher à des choses bien plus excellentes. […] Concile de Milan, que la Comédie doit être défendue aux jours de Fêtes, du moins aux heures du Service divin ; on ne peut pas conclure légitimement qu’elle soit permise aux autres jours ; car Saint Charles apporte des raisons générales qui prouvent qu’elle est défendue à toutes sortes de personnes et en tout temps : elle doit néanmoins être plus défendue aux Ecclésiastiques, qui sont des personnes attachées à l’Eglise, qu’aux Séculiers ; et elle doit être plus défendue aux heures du Service qu’en tout autre temps.
Le Grec & le Barbare, le Japonnois, le Siamois y attachent également une idée d’opprobre, que nos loix appellent infamie.
L’art de sanctifier le crime & de s’en faire un mérite : L’amour qui nous attache aux beautés éternelles, N’étouffe point en nous l’amour des temporelles : Nos sens facilement peuvent être charmés Des ouvrages parfaits que le ciel a formés.
Les Compositeurs d’Italie ne s’attachent jamais à faire valoir les paroles modulées ; ils se soucient fort peu qu’on les entende ou non, pourvu que la musique soit brillante, & qu’elle frappe agréablement les oreilles.
Zima, né mélancolique, avait souhaité d’avoir pour maîtres, des Solitaires auxquels une certaine conformité d’extérieur l’avait attaché ; il s’était jeté de lui-même dans leur soin dès l’âge le plus tendre ; ainsi le monde n’avait pu employer en sa faveur aucun de ses remèdes, et le malheureux était livré à tout le danger de sa maladie.
Du reste, je n’attache aucune importance à de pareilles expressions, chacun peut les considérer comme des jeux de mots d’assez mauvais goût.