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52. (1675) Traité de la comédie « I. » pp. 272-274

Ceux qui y faisaient profession de piété témoignaient par leurs actions et par leurs paroles, l'horreur qu'ils avaient de ces spectacles profanes. […] La Comédie, disent-ils, est une représentation d'actions et de paroles comme présentes.

53. (1733) Dictionnaire des cas de conscience « Comédie. » pp. 765766-806

Il faut supposer que Tertullien ne parle pas toujours des spectacles par rapport à l’idolâtrie, comme il paraît par ces paroles du chap. 14. […]  » Il conclut que ces spectacles doivent être défendus, dans lesquels on ne voit que des choses malhonnêtes, où l’on n’entend que des paroles bouffonnes et vaines, où les représentations sont contre la pudeur, où les Comédiens et les Farceurs disent des paroles très libres pour faire rire. […]  » Ce sont les paroles de cet Historien. […] Les paroles de cet Auteur ont été rapportées plus haut. […] Car on demande où est la Comédie dans laquelle il n’y a point de parole même à double entente, et où l’honnêteté ne soit point blessée ?

54. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XII. De l’autorité des Pères.  » pp. 49-51

Ils blâment dans les jeux et dans les théâtres l’inutilité, la prodigieuse dissipation, le trouble, la commotion de l’esprit peu convenable à un chrétien, dont le cœur est le sanctuaire de la paix ; ils y blâment les passions excitées, la vanité, la parure, les grands ornements qu’ils mettent au rang des pompes que nous avons abjurées par le baptême, le désir de voir et d’être vu, la malheureuse rencontre des yeux qui se cherchent les uns les autres, la trop grande occupation à des choses vaines, les éclats de rire qui font oublier et la présence de Dieu et le compte qu’il lui faut rendre de ses moindres actions et de ses moindres paroles ; et enfin tout le sérieux de la vie chrétienne. […] qui ne craint pas dans ces folles joies et dans ces folles douleurs, d’étouffer en soi l’esprit de prière, et d’interrompre cet exercice, qui selon la parole de Jésus-ChristLuc, XVIII.

55. (1664) Traité contre les danses et les comédies « Chapitre XVII. Que les danses sont condamnées dans l’Ecriture, et par les Pères. » pp. 119-141

« Cum saltatrice ne assiduus sis, nec audias illam, ne forte pereas in efficacia ejus. » Ces paroles peuvent raisonnablement être appliquées à toutes les personnes de ce sexe, qui sont attachés par affection à ce divertissement dangereux. […] « Pro eo quod elevatæ sunt filiæ Sion, et ambulaverunt extento collo, et nutibus oculorum ibant et plaudebant, et ambulabant, et pedibus suis composito gradu incedebant decalvabit Dominus. » Car saint Basile expliquant cet endroit du Prophète, l’interprète de la danse : et après avoir dit beaucoup de choses importantes contre la superbe, il ajoute, « On voit encore aujourd’hui que les femmes Juives dansent très fréquemment sans craindre les menaces d’Isaïe : Mais ce Prophète, dit-il, ne condamne pas moins par ces paroles la conduite de beaucoup de filles de l’Eglise », Basilius. […] Pleræque enim earum, tamquam in numerosa multitudine diebus festis, cum adveniunt audituræ verbum Dei, per inscitiam lætitiæ spiritualis, se dedunt inhonestis disciplinis. » c’est-à-dire, de femmes et de filles Chrétiennes, qui par une indiscrète et fausse joie, qu’elles appellent spirituelle, dansent aussi d’une manière honteuse les jours des Fêtes, et dans le temps même qu’elles viennent dans les Eglises pour entendre la parole de Dieu. […] Le même Saint invective encore contre ce même divertissement, appliquant à la danse plusieurs paroles terribles de l’Ecriture, comme celles du Psalmiste ; Psal. 11, et 96. […] Mais il importe encore d’insérer ici ces paroles du Catéchisme Catholique de Conrad Aingius : « La danse mondaine, dit-il, se doit ainsi définir ; elle est un cercle dont le centre est le Diable, et duquel ses Anges qui l’entourent font la circonférence ; et c’est pour cela qu’elle ne se fait jamais sans péché.

56. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre quatriéme. — Chapitre IV. Des Personnages. » pp. 239-251

Il n’est pas plus difficile de varier une action que les paroles qu’on met dans la bouche de ses Acteurs, & qui nous rendent sensible ce qui se passent dans leur âme : je m’éxplique. […] Les personnages amoureux du nouveau Spectacle ressemblent un peu à ceux du grand Opéra : ils sont fades à force d’être tendres, répètent presque toujours les mêmes paroles, & donnent lieu à des Sçènes fort ennuyeuses. […] S’il ne peut éviter qu’ils s’entretiennent de leur amour, que ce soit en très peu de paroles ; qu’ils n’en disent qu’un mot en passant. […] « Le Poème Dramatique est une imitation, ou, pour en mieux parler, un portrait des actions des hommes ; & il est hors de doute que les portraits sont d’autant plus éxcellens qu’ils ressemblent mieux à l’original. » Ces paroles du grand Corneille prouvent que nous avons raison d’être charmés de la peinture qu’on nous à fait du Maréchal-Ferrant, du Savetier, & d’autres gens pareils ; elles engagent encore les Poètes du nouveau Spectacle à continuer d’être vrais & naturels.

57. (1671) De la connaissance des bons livres « DE LA COMEDIE  » pp. 232-248

Il y a des Gens si simples, qu’ils croient que la même reforme dure encore, parce qu’on n’entend plus de ces Farces impudiques qui n’avaient que des railleries de crocheteurs, et dont les meilleurs mots n’étaient que des impertinentes Equivoques ; Certainement on a bien fait de les condamner, mais si on ne se sert plus de ces pointes grossières où il n’y avait qu’un jeu de paroles sales proférées sans honte et sans respect ; ne connaît-on pas qu’en ce temps-ci on en dit presque de semblables ; mais plus finement et plus couvertement ? […] Les Comédies où les passions sont si bien représentées, ont offensé tous les Dévots ; Selon leur opinion on y emploie des paroles trop tendres qui réveillent la passion d’amour dans les cœurs ; Il s’y trouve en quelques endroits des Discours véhéments qui excitent la colère pour des sujets qui ne le valent pas ; l’orgueil et l’ambition y ont leur place, pour nous apprendre à rechercher les faux biens du Monde, et à mépriser les vrais biens, qui sont ceux de la Vertu, et tous les biens entièrement spirituels. […] Celui qui a fait imprimer un gros Livre contre ces belles Représentations, a donné plusieurs exemples pris des plus fameux Poètes du Théâtre, et des plus discrets qui selon son opinion ont des paroles trop touchantes. […] Les nouveaux Critiques trouvent encore beaucoup à réformer en la façon de s’habiller des Comédiennes et en toutes leurs actions et leurs manières de parler, croyant que l’habit, le geste, la prononciation, et tout ce qui est en elles s’accorde fort à la licence des paroles qu’elles récitent et à leur sujet.

58. (1698) Théologie du cœur et de l’esprit « Théologie du cœur et de l’esprit » pp. 252-267

La parole de Dieu, qui est la semence de la vie ; & la parole du Démon, qui est la semence de la mort, ont cela de commun, qu’elles demeurent quelquefois long-temps cachées dans le cœur, sans produire aucun effet sensible. Dieu attache, quand il lui plaît, le salut de certaines personnes à des paroles de verité qu’il a semées dans leurs ames vingt ans auparavant, & qu’il réveille, aprés ce nombre d’années, pour leur faire produire des fruits de vie. […] Un Chrétien ne se rendroit-il pas la même justice, s’il faisoit attention que toutes ses pensées, toutes ses paroles, & toutes ses œuvres sont duës à J.C. […] Nous finissons cette matiere des divertissemens peu convenables aux ames chastes, par les paroles de S.

59. (1694) Maximes et Réflections sur la Comédie « XXXII. Passages de Saint Ambroise et de Saint Jérôme sur les discours qui font rire. » pp. 124-131

» En effet, il est bien certain qu’on ne voit dans les saints livres aucune approbation ni aucun exemple autorisé de ces discours qui font rire : en sorte que Saint Ambroise, après avoir rapporté ces paroles de Notre-Seigneur : « Malheur à vous qui riez », s’étonne que les chrétiens puissent « chercher des sujets de rire : et nos ridendi materiam quaerimus, ut hic ridentes illic fleamus ?  […] Mais les paroles de ce père sont générales : ses preuves portent également contre tous les chrétiens dont il explique par tout son livre les devoirs communs. Il est vrai que de temps en temps, et deux ou trois fois, il fait remarquer aux ministres de l’autel, que ce qu’il propose à tous les fidèles les oblige plus que tous les autres : mais cela, loin de décharger le reste des chrétiens les charge plutôt ; et il est clair, tant par les paroles de Saint Ambroise, qu’en général par l’analogie de la doctrine des saints, qu’ils rejettent sans restriction les plaisanteries.

60. (1771) Sermons sur l’Avent pp. 103-172

Paul ; & quand ils seront éclairez par la parole de Jesus-Christ, peut-estre serez-vous assez sages pour changer de sentiments. […] C’est dans les spectacles plus que par tout ailleurs que s’accomplit cette prophetie, puisque ce Sauveur y est contredit dans ses paroles & dans ses actions. […] C’est là, que, selon la parole de saint Jean, le monde est tout plein de malignité. […] Ils prétendent, que les voix & les instruments qui animent & qui embellissent des paroles tendres & équivoques, excitent les passions, & font perdre à l’ame toute sa force. […] Jesus-Christ défend de donner le saint aux chiens, & de répandre devant les mondains impurs les perles de sa parole.

61. (1640) L'année chrétienne « De la nature, nécessité, et utilité des ébats, jeux, et semblables divertissements. » pp. 852-877

Je prends la preuve de cette vérité, de la parole de Dieu même, qui ne recommande rien si souvent à ceux qui le servent, que d’être sans tristesse et mélancolie :Dieu défend la tristesse à ceux qui le servent. […]  »19 « Dans les maisons des justes il n’y a que des paroles de joie, mais d’une joie salutaire : »20 « ne vous donnez pas à Dieu avec tristesse, regret, ou contrainte ; car Dieu se plaît à celui qui avec joie se donne à lui. […] les unes de paroles seulement, qu’on dit, ou qu’on entend pour se recréer ; les autres d’actions, comme sont les jeux, les bals, et danses, etc. je donne ici les aides pour faire de joyeuses et saintes récréations, en toutes ces deux manières. Comment il se faut comporter aux récréations des paroles, pour par icelles gagner l’Eternité. […] de façon que tout en riant, et vous recréant, vous preniez dextrement occasion de dire quelque chose qui soit pour édifier les autres, et leur mettre en l’âme quelque bonne et sainte pensée : C’est l’avis de saint Paul, écrivant aux Ephésiens, « Qu’aucune mauvaise parole ne sorte de votre bouche, mais celle qui édifie, qui rend plus agréables à Dieu ceux qui l’écoutent ; et ne contristes pas le saint Esprit » :72 Et en la même Epître il défend « les paroles qui ressentent, ou l’impureté, ou la bouffonnerie »,73 lesquelles contristent le saint Esprit qui est là présent, ou bien les personnes vertueuses, dans lesquelles est le saint Esprit.

62. (1649) Della Cristiana Moderazione del Teatro. La soluzione dei nodi pp. -

Concludasi dunque con le parole di S. […] di Trento con gravissime parole lo proibisce. […] Crisostomo usa in prova di questo le parole di S. […] Notino bene i Mercenari Comici impuri quelle parole. […] Io non so: con le parole del P.

63. (1769) De l’Art du Théâtre en général. Tome I « De l’Art du Théatre. Livre prémier. — Chapitre II. Utilité des Spectacles. » pp. 8-21

Mais, me dira-t-on, cette nouveauté, qui cherche à s’introduire, ne peut réussir qu’au grand dommage des autres Théâtres, qu’elle vient peut-être éffacer : elle ne leur est point si dissemblable que vous le supposez, continuera-t-on sans doute, puisqu’elle se sert de la parole & du chant, dont ils ont toujours été en possession. Je réponds en demandant d’abord, s’il est possible d’imaginer un genre nouveau de Spectacle qui ait rapport à la Littérature & à la Musique, sans se servir de la parole ni du chant. […] Lorsqu’on exprimera, par éxemple, à l’aide des paroles, les mœurs & les actions d’un Savetier, d’un Bucheron, &c. copiera-t-on ces Pièces où l’on ne voit que des Rois, ou pour le moins de bons Bourgeois ? […] Aucun Auteur ne s’est encore avisé d’en accuser un autre de plagiat, parce qu’il se sert, ainsi que lui, des vingt-quatres lettres de l’alphabet ; or de même qu’il est permis à tout le monde de faire des Livres par le moyen de ces vingt-quatres lettres de l’alphabet, en leur faisant prendre un arrangement inconnu ; il doit être permis aussi d’inventer un Spectacle nouveau, où l’on pourra parler & chanter, pourvu toutefois que la parole & la musique soient employées différemment qu’ailleurs.

64. (1666) Dissertation sur la condemnation des théâtres « Disseration sur la Condemnation, des Théâtres. — Chapitre VIII. Erreurs des Modernes sur ce sujet. » pp. 165-186

Aussi quand pour avoir été rappelé trop souvent sur la Scène par le peuple, sa voix devint rauque et désagréable, il fut obligé de se faire assister d'un jeune garçon qui chantait les vers qu'il lui fallait représenter, et d'un Musicien qui touchait quelque instrument, et ne se réserva que la Danse qui se trouvait plus libre, ne s'occupant qu'à faire ses postures ingénieuses qui représentaient le sens des paroles, en quoi il était merveilleux, ce qui passa depuis en coutume. […] et de toucher des instruments, il jouait excellemment ses Fables sans parler ; Car je demanderais volontiers à ceux qui ont commencé, et qui ont continué cette faute, comment Andronicus pouvait jouer seul une Comédie ou une Tragédie, et comment il la pouvait jouer sans prononcer une parole ? […] Un Moderne en a fait une autre aussi grossière, et qui ne peut trouver d'Apologie, bien qu'elle soit dans une Apologie du Théâtre ; Il veut prouver que les Acteurs de l'ancien Théâtre étaient honnêtes gens, et que leur vie n'était point licencieuse comme on se l'imagine ; et sans distinguer les Jeux Scéniques des représentations du Poème Dramatique, ni les Mimes des Acteurs de la Comédie et Tragédie, il dit sur les paroles du grand Pline très mal entendues, que Luceïa et Galéria, donc il fait par une insigne bévue deux excellentes Comédiennes, s'étaient trouvées capables de monter sur le Théâtre ; la première durant cent ans, et l'autre à la cent quatrième année de son âge qu'elle y fut remise comme une merveille ; et posant pour maxime indubitable que la voix ne se peut jamais conserver dans la débauche, il conclut que ces prétendues Comédiennes, ayant conservé la leur si longtemps, avaient été fort honnêtes femmes, et ensuite que toutes les autres leur ressemblaient. […] paroles de Tacite, qui nous apprend que les femmes de condition qui parurent en ces Jeux, n'y faisaient que des choses honteuses.

65. (1694) La conduite du vrai chrétien « ARTICLE V.  » pp. 415-435

Je ne prétends pas condamner absolument toutes les Comédies, non plus que ceux qui y assistent, étant vrai qu’il s’en peut faire, et s’en est fait plusieurs, desquelles on est sorti sans être aucunement souillé ni blessé par les paroles qu’on y a entendues, ni par les actions qu’on y a vues, parce que tout y était fort honnête, et fort retenu ; ni celles qui ne sont que pour donner quelque récréation à l’esprit, et qui sont hors de tout péril. […] Je n’en ai que contre ceux dont je viens de parler, lesquels par leurs sales paroles, actions et gestes impudiques, empoisonnent les âmes : ce qui fait qu’on les doit fuir, et qu’on ne les peut entendre sans crime. […]  » Je sais bien que quelques-uns entendent cette répréhension, de la criminelle conduite des Juges, lesquels pour asseoir leurs Jugements, n’envisagent ni la Loi, ni le mérite de la cause ni leur propre conscience, mais seulement la qualité des personnes : si c’est un homme puissant dont ils puissent attendre du service, un ami qu’ils veulent obliger, un parent pour le favoriser, ou quelque autre dont on espère de la gratification : mais je n’ignore pas aussi, que ces paroles, « jusqu’à quand aurez-vous égard à la personne des pécheurs », ne doivent être expliquées que de l’injustice que commettent ces Messieurs, donnant leur consentement et leur approbation à des pécheurs publics, tels que sont pour l’ordinaire ceux qui tiennent le Théâtre, et qui ne trouvent leur accommodement, que dans la perte des autres. […] Je remarque encore deux choses bien considérables, que le Prophète adresse aux Juges : la première est quand il les appelle « des Dieux et les fils du Souverain » : et la seconde, lors qu’il leur dit, « qu’ils mourront comme des hommes » : car par les premières paroles, il leur représente qu’ils sont revêtus de la puissance de Dieu ; que c’est de lui seul qu’ils tiennent leur autorité sur les autres, et qu’ils sont enfants de Dieu non seulement par adoption, comme le reste des hommes, en tant que unis à Dieu par la foi et par la grâce, mais encore par leur établissement dans leurs Charges, par celui qui est le seul et vrai Dieu, au pouvoir duquel ils participent.

66. (1774) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre seizieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. — Chapitre VII. Autre suite de diversités curieuses. » pp. 173-202

M. le Sage, Auteur de bien des ouvrages où il y a du bon & du mauvais, devine sourd dans sa vieillesse, il alloit pourtant à la comédie, & y jugeoit des paroles par les gestes. […] Mais ce n’est plus l’état de la question ; qu’on lise les paroles, que la mémoire les rappelle, ou qu’on les entende prononcer, ce n’est plus voir en sourd, qui ne sait rien des paroles, & dévine le langage sur les mouvemens, ce qui fait l’éloge de la justesse de la déclamation & de la sagacité du spectateur. […] Ce langage est très-vif, même seul, quand on le fait très-bien, à plus forte raison quand il est bien d’accord avec les paroles. […] Les femmes ont du feu en leur face, leurs regards, leurs paroles. […] Mensonge & folie dans les paroles & chansons ; ivresse, sinon de vin, du moins de chant, de danse & de plaisir, &c.

67. (1694) Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie « Réponse à la lettre du théologien, défenseur de la comédie. » pp. 1-45

On sait assez que des paroles et des actions trop impudentes causent souvent du dégoût. […] C’est ici que je pourrais marquer les dérèglements secrets qu’un port de voix, un soupir, une parole entrecoupée produit sur le champ. […] « Belles paroles ! […] Le Père a recueilli les voix ; et de plus il connaît si bien comment nous sommes faits, qu’il faut l’en croire sur sa parole. […] Il emprunte pour cela les paroles de saint Thomas.

68. (1590) De l’institution de la république « QUATORZIEME TITRE. Du Théâtre et Scène. » pp. 507-508

Autres reçoivent le son de la voix, de façon qu’étant épandue par tout le lieu, elle s’évanouit tout incontinent et se perd, sans aucune formation ou signification de parole, qu’on puisse entendre. […] retentissent et résonnent tellement, qu’ils redoublent les derniers mots qu’on a proférés : autres retentissent de manière, que d’une parole ils en font plusieurs.

69. (1694) Réfutation des Sentiments relâchés d'un nouveau théologien touchant la comédie « Réfutation des sentiments relachés d'un nouveau Théologien touchant la Comédie. » pp. 1-190

La seconde condition est, qu’on ne cherche pas le plaisir par des paroles ou des actions déshonnêtes. […] On voit même que dans les conversations du monde poli uneparole sale ne fera pas tant rire qu’une parole enveloppée de plusieurs sens. […] La plupart de ceux qui y vont s’y ennuieraient, s’il n’y avait pas des paroles ou des actions déshonnêtes. […] Je n’ai qu’à vous adresser ses paroles du Chapitre 14, et vous dire : Comment pouvez-vous prétendre que l’Ecriture n’a pas défendu la Comédie ? […]  » Quelle nécessité d’outrer si fort les paroles de Saint Chrysostome ?

70. (1671) La défense du traité du Prince de Conti pp. -

Ces paroles sorties de la bouche du plus grand, et du plus éclairé Roi du monde, suffiraient pour faire l’éloge entier de cet illustre Prince. […] , traduisant ainsi ces paroles de TertullienDissert. pag. 63. […] Observation de ce Chapitre par ces paroles de S.  […] Voici ce qu’il en a écrit rapportant ces paroles de S.  […] Cet illustre Prince rapporte encore sur le même sujet ces paroles de S. 

71. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XIX. Les Spectacles condamnés par les saintes Ecritures. » pp. 164-167

Ces paroles ne frappent pas moins le théâtre que le monde qui en est l’image : c’est le monde avec tous ses charmes et toutes ses pompes qu’on représente dans les comédies. […] Saint Paul aussi a tout compris dans ces paroles : « Au reste, mes frères, tout ce qui est véritable, tout ce qui est juste, tout ce qui est saint (selon le grec, tout ce qui est chaste, tout ce qui est pur), tout ce qui est aimable, tout ce qui est édifiant ; s’il y a quelques vertus parmi les hommes, et quelque chose digne de louange dans la discipline, c’est ce que vous devez penser14 » : tout ce qui vous empêche d’y penser, et qui vous inspire des pensées contraires, ne doit point vous plaire, et doit vous être suspect.

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