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44. (1738) Sentimens de Monseigneur Jean Joseph Languet Evéque de Soissons, et de quelques autres Savans et Pieux Ecrivains de la Compagnie de Jesus, sur le faux bonheur et la vanité des plaisirs mondains. Premiere partie « Sentimens de quelques ecrivains De la Compagnie de Jesus, Touchant les Bals & Comedies. Premiere Partie. — Entretien troisieme. Le danger des Bals & Comedies découvert par l’Auteur des Sermons sur tous les sujets de la morale Chrétienne de la Compagnie de Jesus. » pp. 26-56

Roi Prophete, * Averte oculos meos ne videant vanitatem, détournez, Seigneur, mes yeux de ces spectacles, où la vanité, la pompe, la magnificence, & tout ce que le monde a de plus attrayant, se fait voir avec plus d’éclat. Car que voit on en ce tems autre chose, que des objets capables de nous seduire, & de nous inspirer l’amour de la vanité ? […] Car premierement, quelque apparence d’honnéteté qu’on leur donne, & quelque retranchement qu’on y ait fait de ce qu’il y avoit autrefois de plus scandaleux, l’on n’en a point retranché la pompe, l’appareil, & l’éclat qui fait l’esprit & la vanité du monde, puisque c’est par-là qu’ils plaisent, & qu’ils attirent, & pour cela qu’on les recherche avec ardeur. […] Où est-ce qu’il étale davantage tout ce qu’il a de vanité ? […] (ce qu’on ne peut douter qui ne soit en état de damnation, aprés l’oracle de la verité même qui nous en assure,) sinon aimer les joyes du monde, l’éclat, la pompe, la vanité, & les divertissemens mondains ?

45. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre quatorzieme « Réflexions morales, politiques, historiques, et littérairesn sur le théatre. — [Introduction] » pp. 2-3

Le théatre est pour elles l’école de tous les vices ; parure, galanterie, frivolité, luxe, vanité, que n’y apprend-on pas ?

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