Roi Prophete, * Averte oculos meos ne videant vanitatem, détournez, Seigneur, mes yeux de ces spectacles, où la vanité, la pompe, la magnificence, & tout ce que le monde a de plus attrayant, se fait voir avec plus d’éclat. Car que voit on en ce tems autre chose, que des objets capables de nous seduire, & de nous inspirer l’amour de la vanité ? […] Car premierement, quelque apparence d’honnéteté qu’on leur donne, & quelque retranchement qu’on y ait fait de ce qu’il y avoit autrefois de plus scandaleux, l’on n’en a point retranché la pompe, l’appareil, & l’éclat qui fait l’esprit & la vanité du monde, puisque c’est par-là qu’ils plaisent, & qu’ils attirent, & pour cela qu’on les recherche avec ardeur. […] Où est-ce qu’il étale davantage tout ce qu’il a de vanité ? […] (ce qu’on ne peut douter qui ne soit en état de damnation, aprés l’oracle de la verité même qui nous en assure,) sinon aimer les joyes du monde, l’éclat, la pompe, la vanité, & les divertissemens mondains ?
Le théatre est pour elles l’école de tous les vices ; parure, galanterie, frivolité, luxe, vanité, que n’y apprend-on pas ?