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300. (1756) Lettres sur les spectacles vol. 2 «  HISTOIRE. DES OUVRAGES. POUR ET CONTRE. LES THÉATRES PUBLICS. —  HISTOIRE. DES OUVRAGES. Pour & contre les Théatres Publics. » pp. 101-566

Un Journaliste estimable montre simplement dans ses analyses ce qu’on a trouvé de beau ou de bon dans les Pieces de Théatre ; « mais cela ne regarde que l’esprit, sans toucher aux mœurs & à la conscience, dont alors il n’est point question. […] « Il y a plus d’espérance pour les personnes qui sont touchées des Spectacles, mais dont l’esprit n’est pas séduit ; qui sont foibles, mais qui l’avouent : les autres sont plus à plaindre, parce qu’elles ont autant de foiblesse sans avoir autant de lumiere, & qu’elles justifient ce que les autres voient bien qu’il faut condamner. […] Les pertes qu’on y fait sont d’un ordre bien différent de celles qui touchent les sens ; il faut n’avoir pas tout perdu, & jusqu’à la lumiere, pour pouvoir marquer ce qu’on a perdu. […] Il est vrai que peu de personnes connoissent le danger des passions, dont on n’est ému, que parce qu’on est le spectateur ; mais elles ne causent guere moins de désordre que les autres ; & elles sont encore en cela plus dangereuses, que le plaisir qu’elles causent n’est point mêlé de ces peines & de ces chagrins qui suivent les autres passions, & qui servent quelquefois à en corriger ; car ce qu’on voit dans autrui, touche assez pour faire plaisir, & ne le fait pas assez pour tourmenter. […] Phedre, toute incestueuse qu’elle est, touche plus qu’elle n’instruit.

301. (1773) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre treizieme « Réflexions morales, politiques, historiques,et littéraires, sur le théatre. — Chapitre IV.  » pp. 113-155

Bien heureux qui pouvoit être touché de leur amour ; bien heureux aussi qui en pouvoit échapper.

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