Il avance de bonne foi qu’un poëte médiocre pourroit, par des pareils ouvrages, plutôt nuire à la Religion de la servir : cet aveu suffit pour proscrire ces sortes de drames. […] Ministres dont toutes les fonctions se bornent à leur envoyer le bulletin de la Cour, & leur apprendre les nouvelles de la Ville, qui cependant à ce titre jouissent fort tranquillement du revenu de leur dignité & Canonicat, sans servir le Chœur ni le Diocèse. […] Me voyant sans emplois, je songe où je pouvois Bien servir mon pays des talens que j’avois.
Il est certain que nous ne pouvons jeter les yeux sur aucun des Membres de l’Etat ; depuis le Manœuvre qui sert d’aide au Masson, jusqu’au Bourgeois aisé, il n’y a personne, sous un Gouvernement comme celui des Français, à qui l’on puisse proposer de renoncer à la qualité d’homme libre. […] Les Acteurs & les Actrices ne pourront se marier que les uns avec les autres, sous le bon-plaisir de la Direction, qui se servira de ce moyen pour exciter l’émulation de la Troupe, en favorisant toujours le mérite, en cas de concurrence. […] On leur destinera par année des gages qui se monteront à trois cents livres : mais ils n’en disposeront pas : l’Administration retiendra ces sommes les fera profiter par le commerce, & s’en servira pour en former les établissemens des Affranchis qui auront obtenu la permission de quitter le Théâtre ; ou, s’ils meurent Acteurs, de leurs enfans.