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37. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE IX. Sentiments de Tertullien. » pp. 180-200

.° Les combats des Gladiateurs, qui ont Mars et Diane pour Dieux tutélaires, furent d'abord un devoir funèbre institué à l'honneur des morts ; on se consolait de leur perte, et on croyait apaiser et comme venger leurs mânes par l'effusion du sang humain. […] « 19.° Pour les cruautés de l'amphithéâtre, il n'y a qu'une âme barbare qui puisse les voir avec plaisir et se repaître de sang humain. […] Ils ne souffriraient pas qu'une parole libre souillât les oreilles de leurs filles, et ils les mènent au théâtre, où les gestes et les discours sont licencieux ; ils tâchent d'apaiser les querelles dans les rues, et dans le stade ils applaudissent aux coups les plus violents ; ils ne voient qu'avec horreur le cadavre d'un homme mort d'une mort naturelle, et ils voient dans l'amphithéâtre des membres rongés, déchirés, nageant dans le sang. […] Voyez les victoires de la pureté sur l'incontinence, l'incrédulité vaincue par la foi, l'impudence confondue par la modestie : vous faut-il du sang ?

38. (1823) Instruction sur les spectacles « Chapitre XVI. Il y a des divertissements plus utiles et plus décents que les spectacles. » pp. 138-149

Les Egyptiens trouvent l’eau du fleuve changée en sang : à la prière du prophète, le sang se retire, et les eaux recouvrent leur pureté.

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