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52. (1766) Réflexions sur le théâtre, vol 5 « Réflexions sur le théâtre, vol 5 — REFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE CINQUIÈME. — CHAPITRE IV. De la Médisance. » pp. 80-99

Or de bonne foi, des pieces qui flattent si fort la malignité, sont-elles dans l’esprit de la religion ? […] Il est vrai qu’il est plus traitable que le Roi Catholique ; il n’est difficile ni sur la religion, ni sur les mœurs, ni sur la preuve de noblesse. […] La religion a toûjours eu des adversaires ; mais on ne l’a attaquée que d’une maniere grave & sérieuse, par l’érudition, le raisonnement, l’autorité. […] Melancton, Kemnilius, Daillé, Aubertin, Blondel, Claude, Beze lui-même, quoique Poëte, ne dégradent pas la religion jusqu’à en plaisanter. […] On tourne en ridicule l’ancien Testament, les mœurs des Patriarches, les visions des Prophètes, la physique de Moyse, les histoires, le style, les expressions des Écritures, en un mot toute la religion.

53. (1825) Encore des comédiens et du clergé « CHAPITRE II. Réflexions sur le titre de l’ouvrage intitulé : Des Comédiens et du Clergé, et sur les charlataneries littéraires, politiques et religieuses. » pp. 52-86

Je pense encore que de pareils rapprochements en politique comme en religion, loin d’être irrespectueux et nuisibles à la religion et à l’Etat, sont au contraire dignes d’approbation et véritablement nécessaires, puisqu’ils tendent à la réforme d’abus intolérables. […] Il en est de même quand de pareilles allusions peuvent démasquer ces hypocrites ambitieux, qui se moquent intérieurement de la religion et en font une comédie. […] Ce ne sont enfin que de grands comédiens de religion et de vertu. […] Il y accuse d’athéisme et d’indifférence pour la religion, quiconque n’est pas de son avis. […] [NDA] L’abbé de la Mennais, auteur de l’Essai sur l’indifférence en matière de religion, 4 vol. in-8°.

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