Nous les avons rejettées, parce que la vraisemblance n’est pour nous, comme elle n’étoit pour eux, que dans ce qui s’accorde avec notre religion. […] Nous n’y voyons qu’une crédulité foible, qu’une terreur imaginaire, que nos idées sur la nature des songes, excepté ceux que la Religion a consacrés, ont bientôt détruites.
Mais aujourd’huy, comme je vous l’ay marqué tout au long dans l’Entretien du Cercle, presque tout le monde aime à railler, & à rire, aux dépens des bonnes mœurs, de la pureté, & de la Religion ; c’est l’esprit empoisonné du temps, qui se répand, & se glisse par tout ; on l’aime en soy, on l’aime dans les autres, & ceux qui sçavent mieux s’en aquitter, sont les plus aplaudis. […] Ne se peut-il pas dire, que c’est le deshonneur de nôtre Religion, de voir, que très souvent le théatre de la comédie soit plus suivi, que la chaire de verité ?