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218. (1758) Lettre à Monsieur Rousseau sur l'effet moral des théâtres « Lettre à Monsieur Rousseau sur l'effet moral des théâtres, ou sur les moyens de purger les passions, employés par les Poètes dramatiques. » pp. 3-30

Je vous citerai encore Alzire, à laquelle vous ne refuserez pas du moins l’avantage de présenter un beau contraste des mœurs des chrétiens, et des mœurs d’un peuple nouveau ; et d’avoir fait triompher glorieusement le christianisme, sans le secours de la foi, par la raison seule et par le sentiment, qui est encore plus sûr qu’elle.

219. (1731) Discours sur la comédie « SECOND DISCOURS » pp. 33-303

Alors il refusa de faire le Comédien, et adressant la parole à tout le peuple, il s’écria, « qu’il était Chrétien, qu’il avait vu dans ce bain la redoutable Majesté de Dieu, et qu’il mourrait Chrétien ». […] Et Gabriel Biel265 qui florissait vers la fin du xv. siècle, veut qu’on refuse l’Eucharistie aux Histrions, comme il est prescrit dans les anciens Canons, cités par Gratien, De consecr. dist. […] Le même Prélat veut qu’on refuse « d’enterrer en lieu saint les Pécheurs publics, les Farceurs, et généralement tous ceux qui font profession publique des choses défendues ». […] Nous enjoignons à tous Confesseurs de refuser l’absolution à ceux, qui après avoir été repris, ne voudraient pas cesser de fréquenter la Comédie et l’Opéra. […] [De rege et regis institutione], qu’il faut faire comprendre au peuple que la République n’approuve point les Comédies, mais que si elle accorde aux peuples le divertissement de la Comédie, c’est qu’elle ne le peut refuser à l’importunité de leurs demandes.

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