O n peut reduire ce grand & presque infiny nombre de jeux ou de spectacles des Grecs, à deux especes principales. […] Il en est quatre principaux.
Si l’amour, comme le remarque l’Auteur du Théatre Grec, fait un grand rôle dans ses piéces, du moins il n’y fait pas le principal, & il est toujours subordonné à l’ambition, dont souvent même il devient le ministre & l’esclave. […] « Peut-on, dit encore l’Auteur que nous venons de citer, avoir quelque élevation dans les sentimens, sans être choqué de voir la Tragédie dégradée par une tendresse vaine, qui n’a rien de sérieux, & dont tout l’art est d’arrêter à chaque pas l’impression que devroient faire la terreur, la pitié ou la passion principale de la piéce ? […] Or, si nos Poëtes ne travaillent que pour ceux-ci, on peut leur abandonner leurs suffrages ; mais on sera toujours fondé à dire que l’amour, comme partie principale des Tragédies, est un foible moyen de soutenir sa grandeur.