ont dû voir avec autant de fierté que de surprise, que la peinture de leurs mœurs n’étoit pas trop respectueuse. […] M. de la Joncherie reconnoit que tous les arts de luxe & de volupté ont une influence marquée sur les mœurs, sur-tout la danse & la musique, dans la perfection où elle sont parvenues en France, relativement à la peinture & au sentiment du plaisir, elles ne sont plus indifférentes. […] J’ai tâché d’y suppléer par la vérité des peintures, la rapidité du dialogue, les saillies de détail ; & c’est une manière dont jusqu’ici je n’ai pas eu lieu de me plaindre.
On avait purgé le Théâtre des personnages vils & grossiers, par ce qu’on voulait en banir la farce ; mais nous, plus éclairés sans doute que nos ayeux, nous les remettons sur la Scène, nous courons applaudir leur façon de parler ; nous nous extasions à des peintures trop naïves qui auraient autrefois choqué le goût & la délicatesse.