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330. (1770) La Mimographe, ou Idées d’une honnête-femme pour la réformation du théâtre national « La Mimographe, ou Le Théâtre réformé. — [Première partie.] — Huitième Lettre. De la même. » pp. 100-232

Pour que l’A-part mixte soit naturel, il est nécessaire que lorsque le personnage laisse échapper les paroles que lui arrache la passion qui l’agite, sa position le mette dans le cas de n’être entendu que de celui à qui il parle. […] Ne pourrait-on pas applaudir le bon Acteur sans lui couper la parole ? […] Or le Monologue est très-avantageux à la Musique ; au-lieu que le Dialogue chantant, à moins qu’il ne soit vif & coupé, est d’un traînant desagréable : l’Acteur qui occupe seul la Scène donne plus de plaisir, parce que le Spectateur n’est pas distrait par un personnage écoutant, presque toujours embarrassé de lui-même tandis que celui qui tient la parole gazouille agréablement. […] Parce qu’on y réunit deux choses incompatibles, dans un personnage qui n’est pas fou, le chant & la parole. […] [Les Danses des Anciens étaient presque toujours des tableaux d’une action connue, & dont le sujet était indiqué par des paroles explicatives.

331. (1776) Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme « Réflexions morales, politiques, historiques et littéraires sur le théatre. Livre dix-neuvieme. — Chapitre V. Autres Mêlanges. » pp. 121-140

Il fait entrer Enée & Didon dans une grotte pour y commettre le crime : ils en sortent se tenant par la main avec la satisfaction la plus marquée de deux amans qui viennent de satisfaire leur passion, le tout accompagné de la musique la plus douce & la plus voluptueuse, de la fête la plus brillante, des paroles les plus expressives, pour célébrer leur amour terminé par un mariage. […] Il promit tout, il a tenu parole en partie.

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