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366. (1767) Réflexions sur le théâtre, vol 6 « Réflexions sur le théâtre, vol 6 — RÉFLEXIONS. MORALES, POLITIQUES, HISTORIQUES, ET LITTÉRAIRES, SUR LE THÉATRE. LIVRE SIXIÈME. — CHAPITRE II. Théatres de Société. » pp. 30-56

Dans le Bouquet de Thalie ce sont les mœurs aisées des gens du grand monde (de parfaits libertins), &c. […] non : c’est N… Elle méritoit mieux ces éloges poëtiques que la Reine Elisabeth d’Angleterre, à qui on osoit dire, & qui se croyoit elle-même de la meilleure foi du monde la plus belle personne de son siecle. […] Non ; jamais dans aucun pays du monde l’autorité légitime n’a parlé en sa faveur ; ce n’est que la patience du gouvernement, qui souffre ou dissimule ce qu’il croit ne pouvoir empêcher. […] J’avoue qu’il peut se trouver des gens simples, mal instruits, sans expérience, qui entraînés par le torrent y sont allés une ou deux fois sans réflexion & sans défiance, quoique cependant on en parle tant dans le monde qu’il est difficile de n’en avoir pas des soupçons.

367. (1822) De l’influence des théâtres « [De l’influence des théâtres] » pp. 1-30

n’es-tu pas assez convaincue que le luxe et les plaisirs du grand monde sont mille fois préférables à ton état ? […] L’ plaisir est une marchandise qu’on doit mettre à la portée d’ tout l’ monde ; Montrouge et les Gobelins viennent ici, jouir à peu d’ frais, d’ tout c’ que Paris a d’ mieux. » En effet, je lus trois titres favoris des Variétés, du Vaudeville et du Gymnase ; un sourire de satisfaction m’instruisit du motif du curieux empressement de la petite bonne, et le nom d’un certain acteur que je nommai et qui la fit rougir en passant, me confirma que la jeune personne ne s’était pas seulement occupée de la garde des enfants confiés à ses soins, et que les coulisses du Montparnasse recelaient son heureux vainqueur. […] Je sais bien que deux vers de la Métromanie j, dans la bouche de Damis, scène septième du troisième acte, sont un argument sans réplique, qu’on peut opposer à mes réflexions ; mais il n’est qu’heur et bonheur dans ce monde ! […] Je demandai pourquoi tant de monde ?

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