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313. (1743) De la réformation du théâtre « De la réformation du théâtre — DEUXIEME PARTIE. — REGLEMENTS. Pour la Réformation du Théâtre. » pp. 99-116

J’ai toujours regardé la forme de l’habillement des femmes, comme une suite et comme une conséquence de cette modestie dont le sexe fait profession ; aussi voyons nous que, dans tous les pays, quelque différence que l’usage ait introduit dans les habits, ceux des femmes ont été respectés ; et, malgré les variations infinies de la mode, elles sont restées couvertes depuis les épaules jusqu’aux pieds ; il y a même des pays où elles sont enveloppées en entier dans une mante, en sorte qu’elles ne laissent entrevoir qu’un œil pour se conduire ; mais dans les pays même où les femmes ont le plus de liberté, la décence exige qu’elles ne laissent voir précisement que leur visage et leurs mains ; encore ont elles soin de porter toujours des gants.

314. (1756) Lettres sur les spectacles vol.1 pp. -610

Nous apprenons que dans les Provinces les Maîtres s’empressent aussi de mettre entre les mains de leurs éleves ce Livre, dont les éditions si souvent réitérées sont une preuve non équivoque qu’il a plu au Public. […] On ne peut trop répandre cet Ouvrage entre les mains de la jeunesse. […] Où l’on voit chaque jour les Démons encensés, Rétablir, par nos mains, leurs autels renversés ? […] Charles Borromée corrigeoit de sa propre main des Pieces destinées à la déclamation. […] Elle joignoit à ces qualités, une adresse singuliere de la main pour les ouvrages les plus difficiles, beaucoup de talent pour la peinture, pour les langues, & une facilité singuliere pour la poésie françoise.

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