Ce furent les confrères de la Passion qui les premiers, en 1402, élevèrent un spectacle public où ils jouaient, les jours de fête, les Mystères de la Passion, auxquels ils mêlèrent plus tard les plus basses plaisanteries, pour égayer les spectateurs et réveiller leur curiosité.
LE Sieur Durosoi, Citoyen de Toulouse, après avoir cueilli dans sa nouvelle patrie plus de ronces que de lauriers, malgré ses brillantes Annales, son Richard III, la dédicace des trois Roses, son panégyrique de l’Académie de Peinture, dont nous avons parlé, a cru se faire un nom à Paris, en faisant paroître Henri IV sur le Théatre d’Arlequin, par un drame lyrique, la Bataille d’Ivri ou la Réduction de Paris, en prose, mêlé de vers & d’ariettes, espece de poëme nouvelle aux Italiens. […] Il faut bien se garder de mêler les deux genres, l’un détruit l’autre. […] On ne doit traiter cette partie qu’avec beaucoup de circonspection, & ne jamais les mêler avec les grandes actions : l’un défigure l’autre. […] Il ne falloit pas par ses foiblesses se voir gourmander par une femme : un grand homme ne l’eût pas laissée se mêler du gouvernement, ni avant, ni après cette scène. […] Le Laboureur devenu Gentilhomme est une petite anecdotes de Henri IV, dont le sieur Boutelier a fait une farce mêlée d’ariettes, avec des notes historiques.