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235. (1765) Réflexions sur le théâtre, vol. 4 « CHAPITRE IX. Sentiments de Tertullien. » pp. 180-200

.° Si les Juges même qu'ils amusent, traitent si rigoureusement ces ouvriers d'iniquité, combien doit être plus sévère la justice divine ?

236. (1694) Lettre d’un Docteur de Sorbonne à une personne de Qualité, sur le sujet de la Comédie « letter » pp. 3-127

Et on ne saurait trop louer la manière honnête et chrétienne avec laquelle il a exprimé ses sentiments sur le sujet de la Comédie, dans une Lettre qu’il a écrite à cette occasion à Monseigneur l’Archevêque de Paris, à qui il rend compte de sa doctrine comme à son véritable Juge en cette matière, et à qui il déclare qu’il est prêt « de souscrire sans réserve, à tout ce qui est dit, soit directement, soit indirectement, contre les Comédiens, dans le Rituel de Paris ». […] « Ils crieront plus fort que jamais, dit Tertullien, mais ce sera en déplorant leurs propres misères» : « Tunc magis Tragœdi audiendi, magis scilicet vocales in propria sua calamitate. » Voilà, selon Tertullien, quel sera le sort des Comédiens qui n’auront pas fait pénitence : et que l’on juge après tout cela si notre Docteur a eu raison de faire dire à Tertullien que la Comédie était une chose indifférente, et qu’elle n’était pas plus mauvaise que le fer, les herbes et les Anges. […] Et pour toutes preuves, quant à la Loi de Dieu, il se contente d’apporter les explications favorables que donne Albert le Grand à certains passages de l’Ecriture qui paraissent condamner les Comédies ; comme s’il n’y avait pas encore une infinité d’autres passages dans l’Ecriture qui les condamnent, ou comme si Albert le Grand était l’unique Juge des Controverses.

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